MJS : les bourses de l'égalité

Publié le par Osiris MALBRANQUE

MJS : les bourses de l'égalité

Une nouvelle contribution d'Osiris Malbranque pour le Mouvement des Jeunes Socialistes. Dans une période économique difficile pour tous, et notamment les étudiants en raison de leurs faibles ressources financières, il existe pourtant un rayon de soleil, une lueur d'espoir. Mercredi 16, après un dernier vote à l'Assemblée Nationale, Geneviève Fioraso (ministre de l'Enseignement Supérieur) a annoncé une hausse du budget des bourses étudiantes de 118 millions d'euros, à la rentrée 2013.

 

Comment cela sera-t-il réparti ? La priorité du gouvernement a été de porter soutien aux jeunes issus de familles modestes, les moins aisés de la classe moyenne et ceux qui sont en rupture avec leur famille. En effet, les bourses étant établies sur conditions de ressources, il existe différents échelons accordant un complément financier allant de l'exonération des frais d'inscription à l'université et de la cotisation à la sécurité sociale étudiante (échelon 0), à une bourse annuelle de 4 697 € par an.

Deux tranches supplémentaires seront créées. La première s'adressera aux étudiants les plus modestes de la classe moyenne, il s'agit de l'échelon “0 bis” qui accordera 1 000 euros par an. La seconde est l'échelon 7, donnant droit à une bourse annuelle de 5 500 €.

Par ailleurs, les étudiants en rupture avec leur famille bénéficiaient déjà d'une allocation de 6 000 € par an. Celle-ci passera à 7 000 €, et d'autres jeunes dans ce cas de figure percevront aussi une allocation, oscillant entre 4 000 et 5 500 € annuels.

 

Quelle est la portée de cette réforme ? Le nombre d'étudiants boursiers augmentera puisque 30 000 étudiants issus de familles modestes seront concernés par l'échelon 7, 55 000 - dont la famille fait partie des moins aisées parmi la classe moyenne – bénéficieront de l'échelon 0 bis, et 1 000 étudiants de plus (passant de 6 000 à 7 000) toucheront une allocation dans le cadre d'une rupture avec leur famille. Au total ce seront donc 92 000 étudiants qui seront concernés par cette refonte provisoire des bourses. En effet l'engagement de François Hollande est de mener une refonte en profondeur des aides pour les étudiants, sur critères sociaux.

 

Cette première réforme permet, au-delà d'accorder une aide financière aux étudiants aux revenus limités, de garantir leurs chances de réussite à l'université. En effet, aujourd'hui, ces jeunes doivent associer études et petits boulots le soir, ou en weekend, pour parfois plus de seize heures par semaine. Or, le diplôme est une protection nécessaire contre le chômage, ou la précarité. Comment dans ces conditions réussir ses examens ou valider son année ? C'est une problématique que nous, jeunes socialistes, avons soulevé à Soustons, au mois de mai, en présence de l'équipe gouvernementale, et nous pouvons nous réjouir de cette première mesure qui permet plus d'égalité en termes de ressources, et donc plus d'égalité pour la réussite des études de chacun, diminuant ainsi la précarité des jeunes. Il est important d'insister là-dessus car les réformes d'égalité menées par le gouvernement ne sont pas suffisamment mises en avant dans les médias, sur internet ou les réseaux sociaux, et c'est la volonté des jeunes socialistes de relayer au maximum toutes les mesures entreprises en faveur de la jeunesse, de l'égalité, de la justice et de l'amélioration des conditions de vie.

 

Cependant, peut-on s'en arrêter ici ? Certes, Geneviève Fioraso a annoncé qu'à la rentrée 2014 le nombre d'étudiants concernés par l'échelon 0 bis sera doublé, mais est-ce suffisant pour arriver, à terme, à 100% de jeunes qualifiés (ayant un diplôme) et de 50% de jeunes ayant obtenu la licence, pour une classe d'âge donnée ? C'est un objectif ambitieux, de long terme, à réaliser sur 10 ans, mais qui peut réduire drastiquement les problèmes d'embauche puisque les employeurs sont moins réticents à intégrer des jeunes diplômés. Pour y arriver il faut que les jeunes aient des ressources financières suffisantes pour ne pas compromettre leurs études, c'est pourquoi nous préconisons une allocation d'autonomie, valable pour tout jeune, en fonction du lieu où il habite et de ses ressources financières. En comprenant l'aide personnalisée au logement (APL), son montant moyen serait de 800 euros.

 

Ainsi la volonté de miser sur la jeunesse, objectif de François Hollande, semble être peu à peu respectée. Aujourd'hui la refonte en profondeur des aides financières pour les jeunes, est un premier pas vers l'égalité des chances pour les études, et donc l'emploi. Demain, un deuxième pas sera l'allocation d'autonomie. Tout en reconnaissant et saluant ce premier effort mené par le gouvernement en ce qui concerne les aides, nous pousserons tant que possible derrière lui afin de tendre 

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Wolff 27/08/2013 10:08

Excellente contribution des Jeunes Socialistes par l'intermédiaire du jeune et brillant Osiris Malbranque dans un domaine qui préocupe les futurs étudiants dont le nombre doit croitre et va augmenter grâce aux dispositifs développés par Geneviève Fioraso.Ses explications sont claires et nettes et valent largement celles des "Elephants"du PS.
Moi qui suis un "vétéran" du PS je ne puis qu'encourager les "novices" de ce parti à rejoindre les Jeunes Socialistes car ils représentent l'avenir, les forces vives de notre parti, ceux qui feront évoluer le P.S. dans le bon sens.
Gérard WOLFF.