MJS : Et si l'avenir était rose ?

Publié le par Osiris MALBRANQUE

MJS : Et si l'avenir était rose ?

Je vous propose aujourd'hui de laisser la parole au Mouvement des Jeunes Socialistes, en permettant à Osiris Malbranque de pouvoir s'exprimer régulièrement dans le blog-notes. C'est aussi pour moi une certaine cure de jouvence que de retrouver un mouvement dont j'ai été, il y a quelques années, Secrétaire National. Bonne lecture.

Fabien RUET

Et si l'avenir était rose ?

par Osiris MALBRANQUE

 

En cette période plutôt propice à la détente, les barbecues et les longues virées en bord de mer, il existe cependant, dans notre département, à l'image d'un champ de roses naissant, une pépinière où en son sein une trentaine de jeunes (âgés de 15 à 29 ans) participent toute l'année au débat d'idées sur la scène politique. J'en fais partie, en tant que secrétaire général, accompagné au bureau par Benjamin Delrieux, l'animateur fédéral, Yannick Rolland, le trésorier et Lucas Guillemot, le vice-président en charge de la communication.

 

De la Rochelle à Soustons ou de Périgueux à Bergerac, nous nous réclamons de Benoît Hamon, fondateur du Mouvement des Jeunes Socialistes et véritable figure tutélaire. Nous sommes engagés avec la ferme conviction que pour améliorer la vie des jeunes et de la société en général, il faut veiller à ce que les mesures et réformes entreprises soient justes, applicables dans les faits, qu'elles ne discriminent personne et qu'elles tendent à garantir à chacun de bonnes conditions de vie (au niveau économique, social, culturel...).

 

C'est ainsi qu'après avoir déploré et combattu ces cinq dernières années les fractures morales, idéologiques, identitaires perpétrées par le sarkozysme dont la politique avait pour réel but de favoriser l'intérêt spécifique de certains (et non de tous), nous nous sommes réjouis le 6 mai dernier de la victoire de François Hollande, car nous espérons enfin un changement de cap, et un redressement du pays pour qu'en 2017, la jeunesse, notre jeunesse vive mieux qu'en 2012.

 

Environ 14 mois après le retour de la gauche au pouvoir, force est de constater que les initiatives en faveur de l'idéal que nous défendons sont là : exemplarité au plus haut sommet de l'Etat avec la baisse de 30% du salaire des ministres et du président, encadrement du prix des loyers pour éviter tout abus, lancement de la banque publique d'investissement, des emplois d'avenir et des contrats de génération...

 

Mais beaucoup reste à faire encore. Ainsi nous constatons avec amertume que l'allocation d'études et de formation pour tout étudiant n'a pas été promulguée, le droit de vote des étrangers aux élections locales pas ratifié, l'interdiction pour les banques françaises d'exercer dans les paradis fiscaux pas encore décrétée, le non-cumul des mandats, symbole fort du renouvellement du pouvoir démocratique, repoussé en toute fin de quinquennat.

 

Nous refusons donc d'être godillots face au gouvernement actuel et nos aînés du Parti Socialiste. Sans nous engager dans un stérile bras-de-fer sans fondement, nous pensons qu'il est possible d'aiguiller la marche à suivre en communiquant sur les attentes de la jeunesse, en rappelant quels sont les engagements tenus et ceux qui restent à respecter, et en discutant ensemble, collectivement, sur les prochaines avancées sociales à concrétiser.

 

Il s'agit donc davantage d'un travail de coopération active comme en témoignent les campagnes que nous lançons sur les marchés de Dordogne, les cafés-débats à propos de thématiques locales (à propos de la mobilité des jeunes à la campagne, par exemple), les Point Gouv' organisés (il s'agit d'un dialogue entre un ministre et les Jeunes Socialistes à propos des réformes que ce ministre souhaite mener... le prochain étant organisé avec Benoît Hamon : 

 

En somme, si le Parti Socialiste contient toutes les graines indispensables à l'émergence d'une société à chaque génération plus juste et plus agréable à vivre, nous, les Jeunes Socialistes, avons le devoir de les hydrater afin de les faire fructifier et les faire muer en progrès sociaux concrets et mesurables.

 

P.S. : Pour ceux qui ont l'âge requis et qui ont envie de participer à cette transformation progressive de notre société, voici le lien d'adhésion :

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Wolff 03/07/2013 08:22

Que voici une sacrée cure de jouvence pour "Papa Ruet"!... Je parle bien de Fabien et je trouve chouette cette initiative d'ouvrir son blog aux jeunes socialistes qui ne peuvent qu'apporter un sang neuf au débat politique!
Parmi les réformes dont Osiris parle, par exemple, sur la baisse du salaires des ministres et du Président il s'agit, pour moi, qu' une réformette "poudre aux yeux" car il vaudrait mieux 2 fois moins de ministres donc 2 fois moins de cabinets à faire fonctionner et des ministres exemplaires que les 40 actuels dont on ne voit pas encore l'utilité! J'ai toujours été favorable, en période de crise, à un gouvernement de salut public!... J'ai été jeune moi aussi, comme tout le monde d'ailleurs mais à une époque "bénie" où on pouvait trouver facilement du travail ou faire des études supérieures pour pas trop cher et qui menait à l'emploi, ce que vous n'avez plus et c'est le problème qu'Osiris montre bien dans son intervention.
Le lancement et surtout le fonctionnement de la Banque publique d'investissement est à revoir car encore "ténébreux"
Vous avez 1000 fois raison de vous battre car il y a encore trop de jeunes passifs, mous, qui ont peur d'avancer à visage découvert et je vous souhaite de faire beaucoup d'émules.
Gérard Wolff, un vieux socialiste mais qui n'est pas encore "pourri"!