Vous souvenez-vous du jour où... n°11

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Pour le onzième épisode de notre série consacrée à la boite à souvenirs des Bergeracois, nous allons explorer un domaine sujet à polémique depuis que nos prédécesseurs à la tête de la Mairie ont décidé de privatiser l'espace public pour trente-deux ans : le stationnement à Bergerac. Mais encore faut-il remonter dans le passé pour mieux éclairer le présent d'une Ville désormais privée de recettes importantes et de marges de manoeuvre en matière de gestion de l'espace public pour dynamiser le centre-ville.

 

Vous souvenez-vous du jour où le stationnement est devenu payant à Bergerac ?

 

Nous sommes au coeur des années 1970. Bergerac connaît une période fleurissante d'expansion économique. Le Centre-ville est un enjeu stratégique puisque ce secteur géographique perpétue la tradition historique d'une ville commerçante. Bergerac joue pleinement son rôle de commune centre pour un bassin de vie qui avoisine déjà les 80.000 habitants. L'activité économique y est prospère. Les zones commerciales n'existent pas et le centre-ville doit être aménagé de façon à permettre une plus grande accessibilité à l'automobile reine. Ce furent les commerçants qui demandèrent les premiers que le stationnement devienne payant afin de résoudre le problème des voitures ventouses. Il fallait permettre une plus grande rotation dans l'occupation des places de stationnement. La Ville s'équipe alors de ses premiers parcmètres qui imposent le paiement tous les jours de la semaine (sauf le dimanches et les fêtes) de 9 h à midi et de 14 h à 19 h. Seules les rues commerçantes sont équipées de ces dispositifs. Le stationnement sur les places reste gratuit ; ces dernières ont alors vocation à devenir des parkings.

 

Si la durée maximale du stationnement est limitée à 2 heures, il faut alors débourser 0,50 francs pour 20 minutes, 1,50 francs pour une heure et 3 francs pour deux heures. Le parcmètres ne permet pas de moduler les tarifs. Mais que s'est-il passé pour qu'aujourd'hui il vous faille débourser 1,10 euros pour une heure de stationnement en zone orange et le double pour deux heures ? Le passage à l'euro s'est sans doute fait ressentir. Mais c'était sans compter sur l'obsession d'un ancien Maire à vouloir la construction d'un parking souterrain. Imaginez que pour la construction de 285 nouvelles places, plus de 1.500 places furent privatisées et confiées à une société privée pour 32 ans, en 2007. Voici donc la Ville de Bergerac qui se retrouve privée automatiquement de plus de 600.000 euros de recettes (montant des recettes du stationnement en 2006) sur son budget de fonctionnement. Souvenez vous qu'en 2006, le paiement du stationnement sur voirie rapportait à la Ville 463.293 euros. Depuis, à force d'augmentations de tarifs, c'est plus de 1,2 millions d'euros qui vont directement dans les caisses d'une société privée. Quant au fameux parking souterrain, pour vous donner une idée de son utilité, contentons-nous simplement de comptabiliser ses entrées du mois de février dernier. Le parking des carmes (dénomination du souterrain) a enregistré 2.205 entrées, alors que sur la même période et en surface, la place de la République en enregistrait 13.659. Il y a des chiffres qui résonnent comme des bilans.

 

Étrangement en 2007, le maire de l'époque comme son rapporteur du budget étaient à l'unisson pour privatiser l'espace public et priver la Ville de recettes.

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wolff 15/04/2013 18:43


J'espère que les Bergeracois et surtout les commerçants se rappelleront que c'est un futur candidat non aligné ( "cé koi ça!, ancien maire de la Cité des bords de la Dordogne qui a
privatisé le stationnement de la ville de Bergerac. Il en résulte un sacré manque à gagner pour les recettes municipales qui permettraient sans aucun doute de mieux gérer le parcage des véhicules
intra muros! Car, et c'est un de mes soucis, on ne peut pas tout régler par les transports en commun, encore moins le vélo, la population bergeracoise étant de plus en plus âgée( voir les
derniers chiffres de l'INSEE Aquitaine à ce sujet). Ces personnes se dirigent vers l'achat de petits véhicules à moteurs (le tout électrique étant un leurre qui coûte très cher à la municipalité
qui veut s'équiper de bornes de rechargement de piles et puis c'est encore de l'électricité "atomique" comme disait une pub il y a peu!...). 


Il faut bien que la population, dans toutes ses composantes: pauvres, pas très riches, riches, ( non il ne faudra pas faire de déclaration de fortune personnelle comme les ministres du
Gouvernement!), jeunes,  adultes, vieux, cyclistes, piétons et handicapés puisse se rendre en ville pour y faire son marché, aller au ciné, lécher les vitrines, etc..


Gérard WOLFF, socialiste de base qui se rend assez souvent à la Sous préfecture.