Une rétrospective Kiki DAUTA à Jules Ferry

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C’est avec beaucoup de plaisir que je profite du blog-notes pour vous annoncer un évènement culturel qui débute samedi prochain. L’association La nouvelle galerie a pour mission de promouvoir et démocratiser l’accès à l’art contemporain. Elle nous propose, en cette nouvelle année, une rétrospective consacrée à Kiki DAUTA, du 19 janvier au 9 février 2013, à l’espace 9, au rez de chaussée du Centre Jules Ferry (dans le prolongement de l’entrée principale), à Bergerac. Afin de vous donner envie de venir découvrir cette exposition gratuite à Bergerac dont le vernissage aura lieu Samedi 19 janvier 2013, à 18 h 30, je vous propose de partager la fiche que lui consacre le Fonds Départemental d’art Contemporain du Conseil général de la Dordogne.

 

« Depuis une dizaine d’années maintenant, Kiki Dauta travaille sur des toiles libres. Ce support loin d’être un hasard, concrétise à la fois les sources d’inspiration de l’artiste, les thématiques qui la préoccupent et son rapport à l’œuvre en train de se faire. L'importance accordée au paysage, à la nature est d’autant plus capitale à ses yeux que notre société oblige à un questionnement sur les rapports que l’homme entretient avec son environnement Il s’agit donc de regarder celle terre, d’être comme Kiki Dauta le dit joliment "ce guetteur du ciel qui hante la terre sans jamais s’y poser".


En réponse à cette exigence, à celle recherche, l’artiste a fait une rencontre capitale il y a une dizaine d’années avec les peintres aborigènes elle a découvert alors leur vision du paysage, une vision sans horizon qu’explique leur conviction profonde qu’ils font partie intégrante de ce paysage et de la terre sur laquelle ils vivent Dès lors, Kiki Dauta a fait évoluer sa démarche artistique pour tenter de retrouver elle aussi cette certitude elle a décidé de travailler sur des toiles libres, de les poser à terre, de peindre debout sur la toile, afin de faire fusionner le mode opératoire et le sujet même de son œuvre où la notion de paysage est centrale. En considérant la toile comme un espace encore vierge, Kiki Dauta devient une sorte de voyageur immobile, qui partirait à la découverte d’une terre pour laquelle elle n’a que quelques repères qui la guident tout an laissant l’inconnu lui réserver des surprises. Elle peut en effet travailler sur toute la surface et tout l’espace de la toile qui révèle alors ses "accidents" froissures, pliures, "plis qui sont autant de rides, de cicatrices, de traces laissées par le temps". C’est dans cette vision que l’artiste "ressentie temps et l’espace comme frères jumeaux". Son travail de peintre évolue alors sur et avec la toile, en toute liberté. Une création à deux en quelque sorte, puisque la toile "travaille" avec l’artiste, la guide dans l’évolution du paysage et se fait avec elle, on totale simultanéité. "Comme une flâneuse, explique-t-elle, j'entreprends un lent voyage et je me laisse guider par mon intuition et les émotions qui me traversent. Mais le hasard n’est pas le seul guide, à chaque toile un territoire précis est choisi, une aventure particulière est vécue".


La couleur, par son grand pouvoir émotionnel, est un élément plastique fondamental dans le travail de Kiki Dauta. Sa palette est constituée essentiellement de couleurs de terre, souvent vives, chaudes "ocres ou ombres, noirs et blancs s’imposent à moi. Je n’applique pas la couleur sur la toile mais je caresse la terre à fleur de peau". Tout comme elle a été très marquée par le monde des peintres aborigènes, Kiki Dauta ne cache pas son admiration pour l’artiste Tàpies, mais aussi pour l’homme, dans ses prises de position politiques par rapport à la société.


Comme elle le fait déjà on travaillant sur l’espace et les traces — thème récurrent dans son œuvre — Kiki Dauta réfléchit actuellement à la notion de temps, mais un temps lui aussi semé d’empreintes et riche du passage d’êtres ou de choses dont l’impact peut n’être ressenti que bien plus tard, un peu comme l’effet papillon”, qui bat des ailes à un endroit et peut provoquer une tempête à l’autre bout du monde. C’est comme cela, avec toujours la même exigence d’épure et de simplicité, que Kiki Dauta voudrait parler du temps qui passe sur ses prochaines toiles.
 »

Source : Fonds Départemental d’Art Contemporain.

 

 

RETROSPECTIVE KIKI DAUTA


Espace 9, Place Jules Ferry, BERGERAC


Du 19 janvier au 9 février 2013


ouvert du mardi au samedi


Une exposition proposée par La nouvelle Galerie, en partenariat avec la Ville de Bergerac, le Conseil général de la Dordogne, le Conseil régional d’Aquitaine et la Cave Coopérative de Monbazillac

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Wolff 15/01/2013 19:22


Je partage tout à fait ton opinion : il faut voir l'exporétro de Kiki DAUTA présentée par la Nouvelle Galerie à Jules Ferry. Avant qu'elle n'entre au F.D.A.C. de la
Dordogne début 2003, j'avais chez moi 2 oeuvres de cette artiste si sensible, si délicate. Au propre comme au figuré Kiki a toujours su s'élever au dessus des autres avec beaucoup de
grâce... Et j'adore ses "rêves indiens", entre autres.


J'ai eu l'occasion de la voir travailler dans l'atelier de la maison de Domi et Kiki à Rosettes et je conseille aux amateurs d'art contemporain d'aller voir les "vrais" artistes dans
leur antre ou sur leur lieux de création. C'est là qu'on s'aperçoit qu'ils savent tout faire: dessiner, peindre, caricaturer,agencer,modeler ,etc...Kiki est une perfectionniste
de la toile libre, mais elle sait aussi se moquer du présent (je me souviens d'un Pape exposé à ST Cyprien, pas piqué des vers!). Elle a longtemps éveillé les petits scolaire de Bergerac à
l'époque des contrats Education- Jeunesse et Sports et Culture et a été un des piliers du renouveau de la Nouvelle Galerie au début des années 2000.


C'est pour tout cela qu'elle force mon admiration! Tous à l'Expo car elle le vaut bien!


Un seul petit défaut à la note de présentation de cette artiste c'est que la fiche que tu présente date de 10 ans.


Gérard Wolff