Nous expérimentons la lecture numérique

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Nous poursuivons, aujourd’hui, sur la question de la modernisation de la médiathèque Bellegarde, avec plus de détails quant au volet démocratisation de la lecture numérique de notre projet de lecture publique. Il s’agit, sans doute, de l’un des domaines où nous rencontrons le plus de retards. La simple lecture régulière de ce blog-notes nous prouve que les pratiques en matière de communication politique où de recherches de l’information ont considérablement évolué. Je vous rappelle ce que nous évoquions ensemble, vendredi dernier. La mutation informatique et numérique a, d’un côté, multiplié les possibles en termes d’accès à la connaissance mais faute d’une action publique adaptée, la fracture numérique se traduira par un accroissement des inégalités d’accès à cette nouvelle source de savoirs quasi illimitée (collections en lignes des plus grandes bibliothèques nationales, accès aux travaux universitaires, créations culturelles,…).

 

Découverte de l’ « hyper lieu ». Au regard de Bellegarde, les débats fastidieux sur la pertinence des locaux ont longtemps occulté l’engagement d’une démarche structurelle de démocratisation de l’accès à la lecture numérique. C’est pourquoi, à l’occasion de notre dernière séance de Conseil municipal, nous avons fait le choix d’engager une démarche expérimentale avec le Melkior Théâtre et la médiathèque de Bellegarde. Elle doit permettre de satisfaire l’objectif de développement de la lecture numérique et faire lien avec les quartiers périphériques. Je vous précise que la Gare Mondiale, lieu de résidence du Melkior Théâtre, est située au cœur du quartier de la Catte. C’est autour de la notion d’ « hyper lieu », c’est le concept, qu’il est possible de numériser un ensemble de récits collectifs renvoyant à un territoire. En d’autres termes, l’informatique et le numérique permettent à la fois de mêler des œuvres d’art qui utilisent ce type de supports (combien de salles d’expositions et de musées s’équipent désormais d’écrans plasma pour diffuser des œuvres qui ont été crées sur le numérique), des écrits numérisés, des extraits vidéos, … L’expérimentation que nous menons sur Bellegarde consistera à mettre en place cet « hyper lieu » afin d’avoir accès à toutes ces nouvelles formes de créations. Il s’agit d’une connexion entre la vie réelle d’un quartier ou d’un équipement public et la vie virtuelle.

 

Aux frontières de la création artistique et de la lecture publique. Nous faisons entrer l’art du 21ème siècle au cœur même de la médiathèque. Cette dernière sera mise en réseau avec la Gare Mondiale et le Lav’bot (nouvel espace culturel du Lycée de La Brie) afin d’établir des passerelles numériques entre ces lieux, faire découvrir réciproquement les productions de chacun et se réapproprier les usages du numérique. A Bellegarde, l’accent sera mis sur le développement des récits numériques. Il s’agira notamment d’enrichir les travaux du Melkior dont vous pouvez actuellement découvrir la dernière production « je deviens Jimmy Hendrix », à travers un ouvrage numérique augmenté (du texte, des créations artistiques exclusives qui se jouent des frontières entre monde numérique et monde physique). En outre, avec une tablette numérique ou des « smart-phones » (ces téléphones portables de dernière génération), il sera possible d’avoir accès à des QR Codes, sortes de codes-barres qui une fois scannées renvoient à des pages internet spéciales.

 

Vous l’aurez compris, et le sujet n’est pas facile, nous avons engagé une très complexe révolution technologique dont l’objectif politique reste de permettre au plus grand nombre d’y avoir accès gratuitement.

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gérard Wolff 03/10/2012 02:12


Excellente idée que la lecture numérique mais elle n'est réservée qu'à une certaine élite d'adultes sachant bien lire!...Et bien comprendre. Mais pourquoi avoir choisi une troupe de
théâtre au demeurant  sympathique et très créatrice mais pas très "populaire"  pour mener à bien ce travail? J'ai eu l'occasion de voir un certain nombre de leurs créations à la Gare
mondiale et j'y retrouvais à peu près toujours le même public: les "bobos",  les profs et les "intellos" ou prétendus tels! Quelle tristesse dans un lieu très populaire!... Et pourquoi
parler d'hyper lieu?... Mon cher Fabien ce discours m'étonne beaucoup de toi car je te crois  plus près des jeunes et des classes populaires que le discours quelque peu ésotérique que
tu as dans cet article... Je pense que la culture passe par la découverte de choses simples, compréhensibles de tous et non par les tablettes numériques ou les portables smartphones qui,
s'ils font bien marcher l'économie chinoise commencent à me casser les pieds.


Je ne veux pas passer pour un réac car je ne l'ai jamais été mais la culture est une chose trop délicate pour être portée uniquement que par quelques théâtreux ou bidouilleurs de labo...
Même dans les grands musées, qu'ils soient classiques comme le Louvre ou contemporains comme Pompidou le meilleur passeur du message culturel reste encore le guide en chair et en os...J'ai pu en
parler avec le directeur d'un centre national d'art contemporain très connu  qui va tout à fait dans ce sens en disant que si on continue dans cette voie on aura plus besoin
de visiter nos musées car des spécialistes d'histoire de l'art feront des films diffusés sur tous les supports et alors, adieu les guides, les gardiens, les animateurs , les
expo à thème,.... On fera des Lascaux 20 ou 33!...Maintenant si la ville de Bergerac a de l'argent à dépenser dans ce type d'expérience, c'est son problème et non le mien mais avant toute
chose il faut voir ce qui se fait ailleurs et cesser de pratiquer la politique de copinage matière de mission.


G. WOLFF.