La réforme des rythmes scolaires

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La réforme des rythmes scolaires agite l'actualité alors qu'un premier mouvement de grève dans l'Education Nationale, pourtant secteur prioritaire du gouvernement, vient d'avoir lieu. Le débat sur les conditions de travail des enseignants ne doit pas occulter que la réforme des rythmes scolaires est réalisée pour favoriser la réussite éducative des enfants. Elle facilitera leur apprentissage grâce à une meilleure répartition des enseignements tout au long de la semaine en classe. Cette réforme, très clairement annoncée pendant la campagne électorale, permettra également une attention plus soutenue pour les enfants en difficultés scolaires en permettant la mise en place d'un suivi personnalisé renforcé. Enfin, les activités périscolaires, destinées à ouvrir les horizons des élèves et à favoriser l'égalité des chances d'acccès au capital culturel, seront mieux articulées au temps scolaire et non plus destinées à remplir un agenda déjà surchargé avec la semaine à quatre jours.

 

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Loin d'être imposée de manière arbitrale, je vous rappelle que la grande promesse pour l'école de la République était au coeur du programme électoral de François Hollande. Elle fut largement débattue à cette occasion. Dès son arrivée aux responsabilités, François Peillon s'est efforcé d'en étudier les modalités pratiques et de lancer un agenda concerté de réforme.

 

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L'an dernier, dans ce même blog-notes nous évoquions le bilan des conservateurs français en matière d'éducation nationale. Ce dernier n'était pas à la hauteur du rang que doit occuper notre pays. L'échec scolaire est d'autant moins une fierté nationale qu'il témoigne d'une régression globale du niveau de notre système éducatif dans le classement des pays de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE). Entre 2000 et 2009, nos écoliers sont passés de la 12e à la 18e place en lecture. La situation n'est pas meilleure quant aux mathématiques puisqu'entre 2003 et 2009, nous sommes passés de la 13e à la 16e place. L'échec scolaire est un échec national lorsque 15 % des élèves sont déjà en échec scolaire à la fin de l'école primaire. Nous comptons 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme.

 

La réforme des rythmes scolaires est donc aussi dictée par une certaine idée que nous nous faisons de notre pays.

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Wolff 25/01/2013 16:33


Je ne veux pas ici jouer les anciens combattants mais apporter à ton article un complément historique, afin de rappeler aux uns et aux autres que la réforme des rythmes scolaires, ce
n'est pas V. Peillon  qui la sort de son chapeau mais qu'elle trouve son origine en 1984, sous le 2° gouvernement de gauche de François Mitterrand.


J'étais Directeur de la Jeunesse et des Sports du Cantal quand j'ai eu à appliquer la circulaire "Calmat- Chevenement" du 13/12/1984 qui préconisait pour septembre 85 un aménagement
des horaires obligatoires dans les écoles élémentaires afin de développer des projets éducatifs entre les enseignants, les communes et les associations J.S. pendant le temps scolaire et extra scolaire. Ce sont les travaux menés depuis plusieurs années par le professeur Hubert Montagner, psychophysiologiste et directeur de
l'INSERM à l'époque qui inspirèrent très fortement cette décision gouvernement  Fabius.   En 85/86: 200 000 enfants y
participèrent et l'année suivante,  ils furent 300 000.    


Avec l'arrivée de la droit au gouvernement on ne parla plus que de Contrats Bleus   (circulaire Bergelin) et d'aménagement des rythmes extra scolaires (ARES), les crédits
et les chiffres de contrats chutèrent en un an!


Avec le retour en 1988  de la gauche au pouvoir, le très dynamique ministre de la JS R. Bambuck remettait, avec Jospin et J.
Lang les contrats d'aménagement du temps de l'enfant (CATE). Ils étaient signés entre l'Etat (Éducation Nationale, J.S. et Culture) et les maires. A ces contrats de base s'ajoutaient des
contrats ville/ enfants (CVE) à partir de 1990 (Aurillac, Toulouse, Epinal,....).En 1994, 5500 contrats étaient signés et concernaient 2 500 0000 enfants dont les petits
bergeracois!


Le retour de la Droite changera la nature de ces contrats qu'il fallu organiser sur 5 jous...On s'éloignait de plus en plus des travaux de  Hubert Montagner, on y mettait moins
d'argent si bien qu'en 1998 ces contrats ne concernaient plus que 100 000 enfants.


Malgré un sursaut de Mme M.G. Buffet le mouvement allait s'essouffler jusqu'à 2012 où V. Peillon allait le ressortir de l'ombre pour le mettre en chantier. Certes la mise en place de ce
dispositif nécessite des moyens financiers pour les villes, surtout celles qui n'ont ni service des sports, ni service culturel, ni animateurs. Pour Bergerac ce ne devrait pas poser de problème
majeur et il faut toujours se dire que seul l'intérêt des enfants doit primer!!!


Gérard WOLFF.