La nouvelle piste de l'aéroport de Bergerac

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Ce week-end était chargé en inaugurations à Bergerac, comme la preuve d'une certaine vitalité du territoire ou tout du moins d'une volonté d'aller de l'avant. C'est à l'invitation de Serge Mérillou, Président du Syndicat Mixte Air Dordogne (SMAD) et de Bernard Cazeau, Président du Conseil général et Sénateur de la Dordogne que nous nous sommes rendus à l'inauguration de la nouvelle piste de l'aéroport de Roumanière, à Bergerac. De très nombreux élus locaux étaient réunis pour profiter de l'occasion afin de témoigner de l'importance de cet outil de développement économique pour notre territoire.

 

La nouvelle piste de 2.200 mètres fait suite à l'observation de désordres importants observés qui ont impliqué près de 3,5 millions d'euros de travaux. La Région a apporté une subvention de 875.000 euros et l’État de 300.000 euros. Le reste était à la charge du Syndicat Mixte au sein duquel le Conseil général de la Dordogne est l'actionnaire principal avec 49 % des parts. Les travaux ont été réalisés dans des délais records et sans retards cet hiver, malgré les conditions climatiques exceptionnelles que nous avons connues. L'objectif est désormais que ces infrastructures puissent supporter l'accueil de 400.000 passagers par an. Justement, parlons un peu de la fréquentation et des retombées de ces lignes aériennes.

 

Bergerac Roumanière propose aujourd'hui près d'une quinzaine de lignes en vols directs vers la Grande Bretagne (Exeter, Southampton, Bristol, Gatwick, Stansted, Birmingham, Nottingham, Manchester, Leeds, Liverpool et Edimbourg), les Pays Bas (Rotterdam), la Belgique(Charleroi) et Paris. En 2011, l'aéroport a accueilli près de 290.000 voyageurs. La Chambre économique annonce 200 millions d'euros de retombées économiques sur le Département. La durée moyenne du séjour serait de 8 jours pour un hébergement en résidences secondaires pour un voyageur sur cinq, 50 % pour de l'hébergement chez des proches et 30 % chez des professionnels (hôtels, campings, gîtes). Au delà des chiffres, force est de constater que l'aéroport reste un atout pour notre territoire et qu'il eut permettre à Bergerac de s'imposer comme la porte d'entrée du tourisme en Périgord. A nous de capitaliser sur cette manne venue du ciel et essayer de fidéliser la clientèle en Bergeracois. Avec notre conquête du label de ville d'art et d'histoire, la Dordogne, la route des bastides, les châteaux de Bridoire, Monbazillac, Biron et Lanquais, nous pouvons jouer la carte de la reconversion touristique de notre économie.

Publié dans Déplacements urbains

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