De l'esplanade à la place Doublet

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En matière d'aménagement urbain, il faut parfois rappeler quelques évidences. A l'occasion de la dernière séance du Conseil municipal, l'opposition  nous accusait de vouloir refaire la Place Doublet. C'était oublier un peu vite que nous proposons une correction des conséquences d'un choix ou plutôt d'un caprice de l'ancien Maire. Il avait transformé une charmante placette ombragée en une esplanade minéralisée et supposée magnifier la puissance publique à travers la perspective directe sur l'Hôtel de Ville. Il faut dire que pendant treize ans l'ancienne équipe municipale fut peu soucieuse de permettre aux Places de jouer leur rôle social. Quand ce n'était pas les inaugurations de rond-points, peu de temps avant une échéance électorale, nous assistions à un phénomène d'enclosure des places publics pour satisfaire à la rationalisation du stationnement payant. Il en fut ainsi de la transformation de la Place de la République et de la Place Gambetta. Depuis notre arrivée aux responsabilités, nous avons considéré que les Places devaient retrouver leur fonction antique : celle de l'agora populaire comme autant d'espaces de rencontres et de convivialité. A défaut de nous reprocher d'améliorer le cadre de vie des Bergeracois, l'opposition aurait du réfléchir à ses propres faiblesses quand elle ignorait les financements de la communauté de communes. Quant à la restauration du vieux Bergerac, elle s'inscrit dans un plan précis qui nous conduira de la rue Gaudra à la Place Barbacanne.

 

Avec la Communauté de Communes. Dans ce dossier de restauration du centre historique, il était indispensable de corriger une anomalie au sein de la communauté de communes de Bergerac Pourpre. Dès notre arrivée aux responsabilités, considérant les lacunes très importantes de l’aménagement urbain au sein du vieux Bergerac, il nous a semblé nécessaire de solliciter l’appui de notre communauté, au titre du financement des bourgs. De magnifiques restaurations avaient été réalisées à Queyssac ou à Monbazillac. Il devenait assez logique et cohérent que le vieux Bergerac, bourg castral du Moyen Age, puisse lui aussi prétendre à ce type de financement. Nous avons donc contracté avec la Communauté de communes un plan de subventionnement à hauteur de 350.000 euros par an. N’en déplaise à l’opposition, nous nous donnons les moyens de notre politique.

 

Après les succès des rues du Port et Gaudra. L’idée est de jouer la carte d’un aménagement urbain durable, notamment grâce aux matériaux utilisés. Nous devons aussi résoudre le dilemme des opérations de restauration en centre ancien : valoriser le patrimoine au risque de transformer une partie de la ville en musée à ciel ouvert et le nécessaire maintien d’une dynamique de peuplement. Nous avons commencé par l’aménagement piéton au Sud et au Nord du périmètre rive droite du centre historique avec les rues du Port et Gaudra. L’une et l’autre sont des portes d’entrée de la vieille ville côté Dordogne et d’un côté plus urbain avec la place Malbec.


La rue Albéric Cailloux révélée. La rue Albéric Cailloux posait la question d’une pénétrante automobile indispensable pour maintenir un minimum de vitalité urbaine. Il était important de disposer d’une pénétrante Est-Ouest, qui permette de faire le lien avec les zones de stationnements gratuits du Foirail. Le choix de la zone de partage a été retenu pour donner la priorité aux déplacements doux et faire comprendre à l’automobile qu’elle est juste tolérée. Alors que nous avions une rue sombre et étroite, engorgée de stationnements ventouses, nous avons décidé de limiter les places à quelques zones minutes pour les commerces. Nous passons de moins de 80 centimètres de trottoirs à de vastes espaces piétons traités en calades et annonçant la jonction avec les parties plus piétonnes.


Humaniser la Place Doublet. Pour réussir le pari de cette pénétrante par l’Est, enjeu de la requalification de la rue Albéric Cailloux, il fallait nécessairement créer un espace de convivialité et de curiosité sur la Place Doublet. Il fallait corriger l’aménagement exclusivement minéral de l’esplanade. Nous devions en finir avec cet entre-deux comme pris en tenaille entre une partie roulante et une absence d’aménagements susceptibles de favoriser la convivialité. Il faut agrémenter pour donner l’envie aux Bergeracois et aux touristes de s’approprier les lieux, comprendre qu’il est agréable d’entrer dans le vieux Bergerac par cette rue et redynamiser ainsi notre Vieux Bergerac. A défaut de fontaine comme annoncée par l’opposition, c’est un fil d’eau ponctué de jets qui animera la place, attirant la curiosité du piéton venue de la Rue Neuve d’Argenson ou venant de la rue Junien Rabier. Avec l’arrivée de l’Espace Jeunes et du Bureau Information Jeunesse qui accueille jusqu’à 240 jeunes par semaine, nous ponctuerons la place de mobiliers contemporains autour d’une végétalisation en harmonie avec les lieux.

 

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Publié dans Urbanisme

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