C’était en 2012 : entre réactivité et prospective.

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Profitons de ce début d’année, pour jeter un coup d’œil rapide dans le rétroviseur en revenant sur quelques faits marquants du blog-notes, tout au long de l’année écoulée. Pour cette première chronique d’une série de quatre billets, je vous propose de revenir sur un début d’année où la neige se rappelle à la mémoire des Bergeracois. Mais au-delà de cette indispensable réactivité de l’action municipale dictée par l’urgence du quotidien, 2012 aura permis de lancer un certain nombre d’études et de projets indispensables pour le développement de Bergerac : du lancement d’une concession d’aménagement dans le quartier de Naillac, au devenir du site de l’ESCAT, à la mise en place d’une Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine et à la finalisation du projet de réaménagement de la rue de la Résistance.

 

  • Il neige en hiver (février 2012)

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C'est presque l’information de l’année tant il est vrai que nous avons été confrontés à une vague de froid particulièrement importante.  Certains concitoyens, prompts à se targuer de leur exemplarité fiscale, ont rapidement réclamé une intervention municipale d'urgence devant leur porte. Pourtant, dès les premières chutes de neige d’un dimanche matin, les personnels de la municipalité et de la communauté de communes étaient mobilisés pour faire face aux intempéries sur un réseau de plus de 400 km. Il devint rapidement évident que la très grande vague de froid ne pouvait pas être endiguée par la seule force humaine et mécanique. Deux jours après la neige, nous avions déjà étendu plus de 45 tonnes de sel. A certains  moments, plus de 65 agents s'activaient de concert sur le terrain. Mais en dessous d’une température de moins 6°, le sel s’avère totalement totalement inopérant. Vous comprenez alors les difficultés lorsque nous enregistrions le record de moins 17°.

 

  • Naillac, à l’heure de l’après ANRU (avril et juillet 2012)

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De nouvelles démolitions se produisent sur le quartier de Naillac. Chaque famille a reçu sa promesse de relogement. Le nouveau Naillac peut se construire comme une extension du Centre-Ville, une charnière urbaine à l'échelle de l'ensemble de la rive gauche de Bergerac. Le quartier devra répondre aux enjeux du développement durable en donnant la priorité au cadre de vie de ses habitants, en favorisant les déplacements doux et en privilégiant des constructions aux hautes qualités environnementales. Si nous souhaitons que Naillac devienne un quartier vivant, il sera indispensable de diversifier les fonctions et les produits immobiliers. Nous avons déjà le pôle culturel avec l’auditorium et l'école de musique. Fin 2012, le chantier du Pôle emploi commence. Il faudra de nouveaux locaux commerciaux, de nouveaux logements en accession à la propriété, … une mixité sociale réussie. Avec la communauté d'agglomération, nous construirons une nouvelle crèche et la ludothèque dans le cadre d'un pôle petite enfance. Au regard de cette ambition et de par l'ampleur de l'opération d'urbanisme à accomplir, nous satisfaisons aux critères définis par le code de l'urbanisme d'une « opération d'aménagement ». Nous avons ainsi  retenu le principe de confier ce grand chantier à un aménageur via la procédure de la concession d'aménagement.

 

  • Un parc aqua-ludique sur le site de l’ESCAT ? ( janvier 2012)

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C’est à l'occasion de la première séance de 2012 du Conseil Communautaire de Bergerac Pourpre que nous prenons connaissance du plan local de redynamisation du bassin d'emploi de Bergerac. Cette convention qui lie l'Etat, le Conseil régional, le Conseil général de la Dordogne et les trois communautés de communes qui constituent la future communauté d'agglomération de Bergerac, entérine la cessation d'activité de l'ESCAT. Un accompagnement financier de l'Etat est prévu à hauteur de 1,5 millions d'euros pour la reconversion du site. Un parc aqualudique serait l'infrastructure phare du lieu ; une première réalisation au service de la reconversion touristique de notre économie. Il n'est pas inutile de rappeler que le Ministère de la Défense a sacrifié l'ESCAT et ses 124 emplois bergeracois. Quant au parc aqualudique, il devra être bien dimensionné pour ne pas le rendre inaccessible financièrement aux bergeracois.

 

  • La rue de la Résistance, un projet décisif (mars à décembre 2012)

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On laisse sa voiture (Bellegarde et République sont facilement accessibles, tout comme le Foirail) et on profite d'un cadre de vie qui est une invitation à la déambulation, à la promenade, à la découverte et aux rencontres.  Cette ville où il fait bon vivre, c'est le cœur de notre réputation. La nouvelle rue de la Résistance est une zone charnière. Elle doit être un point de fixation, un point d'accroche des promeneurs pour permettre ensuite d'irriguer l'ensemble du quartier commerçant jusqu'au marché couvert. C'est tout l'enjeu de cet aménagement et même du dynamisme commercial de la ville dans son ensemble. Le choix de la mise en sens unique résulte d’une longue concertation avec l’ensemble des commerçants et usagers de cette rue. Seul ce choix permettait d’offrir un cadre de vie plus harmonieux et qualitatif que l’actuel aménagement.

 

  • L’AVAP, l’avenir du patrimoine à Bergerac ( novembre 2012)

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Depuis le Grenelle de l'environnement, les Aires de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP) doivent se substituer aux Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP). Même si cette dernière était très incomplète et limitée dans son zonage, même si elle ne prenait pas assez en compte les éléments paysagers et naturels du patrimoine, nous ne pouvions pas la laisser disparaître sans rien proposer d'autre. En lançant une procédure de création d’AVAP, la Ville de Bergerac anticipe et innove en matière de patrimoine. Nous  disposerons d'une approche plus globale dans la manière d'appréhender le patrimoine. Nous ne devons pas perdre à l'esprit que la valorisation du patrimoine ne peut se limiter à la seule préservation d'un bâti ancien, au risque de sombrer dans une conception quelque peu figée de la protection. Il faut prendre en considération les éléments du patrimoine naturel, cultivé et contemporain ; avoir à l'esprit que le patrimoine est aussi en devenir. Cette démarche, nous le souhaitons, sera une contribution active à la mie en place de notre agenda 21 et pourrait même s'apparenter au volet patrimonial de ce dernier. Il s'agira notamment de répondre aux enjeux présents de la performance énergétique pour des bâtis anciens, situés en zones protégées. Nous insisterons également sur le caractère environnemental de la protection et de la valorisation du patrimoine.

 

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