10. "Je veux redresser la France"

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Ne vous inquiétez pas à la lecture de ce titre. Il n'y a pas de crise d'ego en vue pour votre serviteur. "Je veux redresser la France" est le titre de la première partie des 60 engagements de François Hollande pour notre pays. Le programme est actuellement distribués par les militants et sympathisants dans vos boites aux lettres. Qu'il me soit permis, à cette occasion, de les remercier chaleureusement pour leur engagement dans cette campagne. Premier pari tenu par le comité bergeracois de soutien à François Hollande : près de 10.000 programmes ont été distribués sur Bergerac. Mais distribuer un programme c'est bien, se l'approprier c'est mieux. Vendredi dernier, une trentaine de militants et sympathisants se sont donc réunis, pour le rendez-vous hebdomadaire de Bergerac avec François Hollande, à la permanence du Parti Socialiste, rue Jules Ferry. A l'ordre du jour, une étude approfondie de nos premiers engagements pour relancer la production, l'emploi et la croissance. 

 

Si le Président sortant tente de faire oublier son bilan, nous ne devons pas ignorer son passif : depuis 2002, la France a perdu 750 000 emplois industriels, dont 400 000 depuis 2007. Il n'est pas possible d'envisager un redressement durable de l'économie française sans un soutien à l'industrie, créatrice d'emplois et aux besoins importants en matière de recherche et de développement.

 

1. La Banque Publique d'Investissement est la première proposition de notre candidat. Dans le contexte d'amoralité du système bancaire et financier, les entrepreneurs ont besoin de pouvoir compter sur un soutien pour investir dans l'avenir : énergies, mobilité durable, santé, numérique, éco-conception et éco-construction,... Grâce à la banque publique d'investissement déclinée sous forme de fonds régionaux, les PME et les filières d'avenir disposeront d'un partenaire de confiance.


2. Il est grand temps de moraliser la vie économique et bancaire de notre pays. Au delà de la banque publique d'investissement, nous proposons de séparer les activités bancaires entre celles qui sont utiles à l'investissement et les activités de spéculation. L'interdiction d'exercice dans les paradis fiscaux pour les banques françaises, l'interdiction des produits financiers toxiques, la suppression de la majeure partie des stock-options, la taxation des bénéfices des banques  et la création de la taxe sur toutes les transactions financières sont les conditions du rétablissement du lien entre l'économie réelle et la finance.


3. Il n'y a pas d'économie durablement compétitive et créatrice d'emplois sans un effort  pour la la formation. Qu'elle soit initiale pour nos jeunes ou continue pour les salariés, la formation contribue à l’amélioration des conditions de travail, encourage  la démocratie sociale au sein de l'entreprise et stimule les gains de productivité. Nous sommes bien éloignés du ridicule projet de référendum présidentiel, sur lequel nous reviendrons dans une prochaine chronique.


4. Il n'y aura pas d'avenir industriel sans un effort de réorientation de la politique européenne. L'engagement fort de François Hollande quant à la re-négociation du Traité d'Union Budgétaire est un préalable attendu par de nombreux peuples européens. les exemples grecs et espagnols, que nous évoquions dans une précédente chronique, nous questionnent sur les limites de la gouvernance européenne des peuples. L'Europe est une belle promesse d'avenir si elle est capable d'innover et de protéger. Mais nous aurons l'occasion d'y revenir.

 

A vendredi prochain, 18 h, pour notre prochaine réunion consacrée à la réforme fiscale. Rue Jules Ferry, Bergerac

Publié dans Présidentielles 2012

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