Donnons des moyens aux services de la propreté à Bergerac

Publié le par Fabien Ruet

Donnons des moyens aux services de la propreté à Bergerac

Je dois préciser, en introduction, que mon propos  n’est en aucune manière une remise en cause du travail des agents municipaux de Bergerac. J’ai, pour eux, le plus grand des respects. Je les sais dévoués à leurs missions, ayant un grand sens du service au public et souvent contraints d’accomplir des miracles avec des moyens inappropriés. C'est tout l'objet de mon propos.  La propreté à Bergerac est avant tout une question de politique, de civisme et de volonté. En l’occurrence, au regard de la réforme des collectivités locales et de la répartition des compétences qui en découle, il convient que chacun s’efforce d’accomplir au mieux les missions qui lui incombent. Le mécontentement des commerçants, à la fin de l’été, et singulièrement le coup d’éclat des représentants de ceux de la rue de la Résistance, ne doit pas être « balayé » (le jeu de mots est facile) d’un revers de main. La municipalité ne peut pas s’enfermer dans une tour d’ivoire, s’abriter derrière des projets immobiliers encore hypothétiques. Dans une précédente contribution à ce blog, je parlais de l’attractivité du Centre-Ville. Il faut encore considérer cette dernière comme un tout. A ce titre, quand bien-même des efforts ont été accomplis quant à la gestion des déchets, il convient d’observer un certain laisser-aller dans le  Centre-ville.

Les agents municipaux dédiés à l’entretien de la voirie ne ménagent pas leur peine. Ils méritent tout notre respect, à l’assaut des rues, par tous les temps. Mais comment peuvent-ils faire-face avec des moyens humains toujours limités ? Je n’ai pas oublié le sacrifice budgétaire des emplois d’avenir. Comment peuvent-ils faire face avec des moyens techniques limités ? Diriger une ville, c’est faire des choix budgétaires et s’adapter aux attentes des habitants. Des choix d’investissements sont toujours possibles, et à chaque exercice budgétaire. Pour ma part, je crois que l’ère des maires bâtisseurs, à la limite de la folie des grandeurs, est terminée. Les Bergeracois ont besoin de proximité, de services adaptés à l’amélioration de leur cadre de vie. La municipalité doit se concentrer sur ses missions ; et c’est sûrement l’une des plus nobles ambitions. Prenons l’exemple des herbes indésirables, celui qui me sert de photographie d’illustration à cet article de blog. Il était grand temps de bannir l’utilisation des produits phytosanitaires dangereux ; aussi bien pour la protection de l’environnement que pour la santé de ses utilisateurs. Nous sommes les uns et  les autres confrontés à la lutte contre ces herbes indésirables qui envahissent nos allées et nos massifs, lorsque nous avons la chance d’avoir une maison à entretenir. Certains ont même été gratifiés d’un rappel à l’ordre de la municipalité pour mauvais entretien de leurs trottoirs.

Mais voilà, il faut aussi se confronter au principe de réalité et en finir avec ces élus qui pensent que leur mission n’est pas à la hauteur de ces problématiques d'horizontalité. Comment faire pour lutter contre ces herbes indésirables face notamment à une population vieillissante par exemple ? Comment forcer des locataires à entretenir l’espace public et comment définir les zones d’entretien de chacun. Nous entrons dans le monde de l’absurde, celui de l’illusion politique de tout contrôler à l’aide de directive technocratique. Les herbes indésirables en Centre-ville ne sont qu’un exemple du sentiment de  laisser-aller qui y règne. Je propose que, dès les orientations budgétaires 2018, des choix d’investissements prioritaires pour la propreté soient réalisés. Pourquoi ne sommes-nous pas dotés de désherbeurs thermiques pour le Centre-ville ? Ce n’est qu’un exemple mais  diriger une ville, c’est aussi faire des choix pour le concret des Bergeracois. Sinon à quoi bon ? Assez de ces investissements inutiles comme l’agencement pharaonique du foirail pour 700.000 euros ou l’achat d’une chapelle abandonnée rue de la citadelle pour 80.000 euros et sans autre projet, ….Les agents municipaux méritent d’avoir les moyens d’accomplir leurs missions ; leurs conditions de travail n’en seront que meilleures.  C’est comme cela que j’entends la colère des commerçants de Bergerac et que je la respecte.

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gouband veronique 14/09/2017 14:15

En ce qui concerne l'achat de la chapelle, je pense que ce lieu aurait été plus attractif en tant que lieu culturel (ce qui manque en centre ville et que la municipalité refuse toujours de mettre à disposition) ; les archives, le passé sont précieux mais numéralisables également ...Avec toute la technique actuelle on pourrait faire des miracles !