50.000 euros contestables pour Naillac

Publié le par Fabien Ruet

50.000 euros contestables pour Naillac

Tout commence comme une plaisanterie un peu lourde, où le comique de répétition finirait par achever la résistance de tout conseiller municipal d’opposition. Le Maire de Bergerac, bâtisseur de l’horizontal devant l’éternel, veut encore construire un parking, … au cœur de Naillac, dans un quartier qui n’en est pas dépourvu. 50.000 euros pour acheter 1.000 malheureux petits mètres carrés de terrain. 50 euros du mètre carré, défiant toutes les lois du marché sur notre ville, sans aucune estimation du service des domaines, pour un propriétaire bien connu des services municipaux et des élus de Bergerac. 50.000 euros pour un terrain destiné à construire une dizaine de places de stationnement inutiles, … sur un terrain qui avait été initialement viabilisé aux frais du contribuable bergeracois. J’ai demandé le retrait de cette délibération, au nom d’une certaine idée de l’éthique en politique. Propriétaires bergeracois, réclamez désormais la viabilisation de vos terrains par la municipalité. Vous pourrez ensuite les revendre à la Ville, réalisant aux frais de la princesse une belle plus-value immobilière.

 

La majorité municipale de Bergerac a voté, sans la moindre réaction ni état d’âme, l’achat de deux parcelles d’environ 1.000 m2, situées rue Rudolf Noureev, pour un montant de 50.000 euros, faisant suite « à un accord intervenu avec le propriétaire ». Les justifications pour cet achat sont consternantes  puisque la délibération précise que le « quartier manque de stationnement ce qui pose un problème  de sécurité aux heures de sortie des écoles ». Comment parler de manque de places de stationnements quand on sait que la rue Alfonse Daudet offre un stationnement longitudinal important ? Comment parler de manque de places de stationnements quand on sait que l’auditorium dispose d’un nombre de places en quantité suffisante et toujours disponibles aux heures de sortie des écoles ? Comment parler de manque de places de stationnements quand on sait que derrière l’école de musique et sur la rue Rudolf Noureev, des places de stationnements ont été spécifiquement dédiées à la sortie de l’école ? Comment parler de manque de places de stationnements quand on sait que le Pôle emploi est encore fermé lors de l’ouverture des écoles et qu’il dispose d’un parking en libre accès qui donne également sur la rue Rudolf Noureev ? Comment parler de sécurité quant au stationnement en achetant un terrain qui est de l’autre côté de la rue Noureev et qui ne peut offrir que quelques places des stationnements qui, dans les faits, seront utilisées par les usagers du centre social ?

Plus grave encore, il convient de revenir sur les conditions de cet accord intervenu avec le propriétaire du terrain. Quand bien-même la Municipalité nous indique qu’elle n’était pas obligée d’y procéder, force est de constater que nous ne disposions même pas d’un avis de France-domaine pour connaître l’estimation objective de la valeur du terrain concerné. Mais plus grave, le Maire de Bergerac semblait ignorer que le terrain concerné avait déjà fait l’objet d’un accord entre le propriétaire et la ville de Bergerac, en juin 2010 comme le révèle le document suivant.

 

50.000 euros contestables pour Naillac

C’est donc bien un terrain qui était une friche en 2010. Il a alors  fait l’objet d’un accord transactionnel avec la Ville pour être viabilisé aux frais de la municipalité, en contrepartie de l’acquisition des parcelles nécessaires à l’aménagement du quartier. Pour avoir participé activement aux négociations de l’époque, je me souviens parfaitement à quel point le propriétaire tenait à ces 1.000 m2 pour y réaliser des opérations immobilières futures. Ces opérations furent même intégrées à l'avenant décidant de l'avenir du quartier de Naillac et figurent encore dans le Contrat de ville signé en 2016. Il n'a jamais été question de stationnement.  Au regard de ce précédent, je ne peux que m’opposer à cette présente acquisition qui fait débourser plus de 50.000 euros à la commune pour l’achat de ce terrain qu’elle avait elle-même viabilisé pour un montant déjà important. En 2010, la valeur des terrains était estimée à 22 euros du m2. Aujourd’hui la municipalité en débourse 50 euros ; quelle flambée immobilière !  Le présent accord conclu est donc choquant et je saisi les services préfectoraux du contrôle de légalité pour qu’ils étudient avec précision les conditions de cette vente.

 

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Angelilie 02/10/2017 17:08

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