Aéroport : quand Bergerac paye 40.000 euros pour rien

Publié le par Fabien Ruet

Aéroport : quand Bergerac paye 40.000 euros pour rien

Il n’est pas inutile de rappeler certaines évidences en Conseil municipal de Bergerac, même si je prends le risque de la marginalité politique (occasionellement). J’ai trop souffert, par le passé, de cette pression de la sacro-sainte réalité gestionnaire, de ne pas vouloir bousculer les amis, pour prendre quelques libertés désormais. Rien n'obligeait la Ville de Bergerac à débourser 40.000 euros pour combler le déficit de l'aéroport. Si elle le fait aujourd'hui c'est pour satisfaire les vieux réflexes d'égo du Maire de Bergerac.

 

L’aéroport de Bergerac est un outil de développement économique pour notre territoire. Il le deviendra assurément lorsque nous serons en mesure de mettre en œuvre une politique de développement touristique à la hauteur des enjeux du territoire. Pour autant, je refuse catégoriquement les postures politiques et singulièrement celle de la Ville de Bergerac vis-à-vis de cette structure. C’est aujourd’hui au Syndicat Mixte que revient la charge d’assumer la gestion de l’aéroport. C’est à la Communauté d’Agglomération que revient la compétence d’accompagnement des infrastructures aéroportuaires. La Ville de Bergerac, via la CAB, siège au sein du Syndicat Mixte Air Dordogne. Elle a donc tout loisir de pouvoir défendre le développement de Roumanières. Quant au financement, c'est la solidarité territoriale à l'échelle de l'agglomération qui joue son rôle.

 

En revanche, je refuse que la Ville de Bergerac, au motif d’un illusoire enjeu de pouvoir (je paye donc j’ai mon mot à dire), s’acquitte de 40.000 euros pour compenser les pertes du SMAD. Ce n’est pas dans ses compétences. La loi NOTRE, qui précise les compétences territoriales est très claire sur ce point. La Chambre Régionale des Comptes l’a reprécisé à l’occasion de son dernier rapport. Enfin, nous n’avons pas à payer les dettes du maintien d’un second aéroport sur Périgueux. Il faut rester ferme sur ce dernier point. La bonne gestion de l’argent public exige la fermeture de l’aéroport de Bassillac. Le contribuable bergeracois est déjà bien éprouvé. Nous sommes la Ville la plus pauvre du Département. Nous sommes la Ville la plus endettée du Département. Alors, non , la Ville n’a vraiment pas les moyens de payer 40.000 euros de dettes qui ne lui appartiennent pas.

Publié dans Economie, Bergerac

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Clémentin 04/10/2016 09:48

Un aéroport à Bergerac, à 90 kms de celui de Bordeaux, en déficit chronique et à quel prix !
La Commission européenne n'est pas d'accord : http://www.maire-info.com/upload/files/aeroport(1).pdf

bergerac futur 28/09/2016 16:13

es égos sont tenaces et il n' y a pas la place pour deux aéroports en Dordogne. Celui de Périgueux est un gouffre pour les collectivités et un non-sens économique. Comment peut-on défendre le maintien d'un aéroport qui l'année dernière a vu passer 7 000 passagers contre 290 000 pour Bergerac. il faut concentrer les efforts sur les investissements nécessaires à Bergerac et mettre l'égo de certains élus de côté.

Bruno Delpech 27/09/2016 09:17

En tout cas les Eymétois (ou Eymétois mais Eymétois de coeur) disent merci aux Bergeracois.....