Encore l'abattoir : le mystère des 400.000 euros

Publié le par Fabien Ruet

Vous me connaissez, je ne suis pas de nature à désarmer facilement et ce malgré des tentatives de déstabilisation personnelle dont je fais l'objet, faute d'arguments de fond à m'opposer. Je persiste et je signe. Il n'y avait aucun intérêt à engager une réflexion sur la privatisation de l'abattoir. Par ailleurs lorsque le Maire s'abrite derrière des avis de la Chambre Régionale des Comptes, autour du besoin d'une ligne de trésorerie à hauteur de 400.000 euros, il doit sans doute, encore, nous cacher des documents secrets. En effet, les seules remarques alarmantes concernant l'abattoir étaient directement imputables à sa gestion et remontent à avant 2008. A l'inverse, en 2011, la Chambre régionale donnait un satisfécit pour les réformes engagées et ne justifiait en aucune mesure l'engagement dans la présente démarche de privatisation. C'est encore l'opacité et le mensonge qui nous sont opposés dans la gestion de ce dossier par la municipalité en place.

 

Le dernier avis de la Chambre Régionale des Comptes, en 2011, saluait les efforts engagés. Voici ce que disait intégralement la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de l'abattoir :

« La situation s’est nettement améliorée pour le budget annexe de l’abattoir. La chambre avait recommandé une meilleure efficience dans la gestion de cet équipement. Elle note que des mesures ont été prises en ce sens. En outre, le tonnage a fortement augmenté depuis 2008. Ces éléments, conjugués, ont conduit à un redressement financier de l’abattoir dont le résultat est devenu excédentaire en 2009. »

Il s'agit du rapport d'observations définitives du 30 juin 2011, émanant du Conseiller Maître Franc-Gilbert BANQUEY, de la Chambre Régionale des Comptes d'Aquitaine. Il n'y aucune trace de ces rappels à l'ordre répétés de cette dernière pour nous faire évoluer juridiquement afin de trouver une ligne de trésorerie sur l'abattoir. Pourquoi Daniel GARRIGUE nous oppose-t-il cet argument ?

Quand Daniel GARRIGUE demande ce que je veux dans ce dossier, je lui répondrai : la vérité et la résiliation du contrat qui nous lie avec ce cabinet d'assistance pour privatiser l'abattoir.

En revanche, il y a beaucoup à dire sur le rapport de 2007 qui épinglait la gestion de Daniel Garrigue dans cette structure. On y découvrait que malgré une création en 1986, la Régie autonome d'abattage du Bergeracois ne disposait « toujours pas non plus d'un conseil d'exploitation. Elle se trouve simplement gérée par un directeur. Enfin, elle possède pas de compte au Trésor. » A croire que Daniel Garrigue en est resté bloqué, à la fin de son deuxième mandat et souhaite solder son désintérêt récurent sur ce dossier par une démarche injustifiée de privatisation.

Des créances oubliées. En outre, en 2008, lors de notre prise de responsabilités, nous avions retrouvé des créances datant du début des années 2000 qui portaient sur la location d'un bâtiment à une société en liquidation judiciaires. Nous dûmes absorber cette perte puisque la dette n'avait jamais été apurée.

Un licenciement abusif. Enfin, dans le cadre d'un licenciement pour faute grave de l'ancien directeur par Daniel GARRIGUE, la Cour d'appel de Bordeaux avait jugé le licenciement sans cause réelle et sérieuse. La Ville avait été condamnée à verser une indemnité de 163.496 euros que le budget annexe de l'battoir avait du prendre en charge.

Vous comprendrez que je suis donc très sceptique sur la compétence du cabinet retenu pour assister la ville. En effet, le principal argument de son directeur pour justifier le favoritisme dont il a fait l'objet par la Ville de Bergerac est son expérience auprès de l'abattoir avant 2008. Belle réussite, vous en conviendrez. Quant aux rappels à l'ordre incessants de la Chambre Régionale des Comptes selon Daniel Garrigue, le moins que nous puissions dire est qu'ils nous sont encore largement inconnus et surtout très récents. Alors quand Daniel GARRIGUE demande ce que je veux dans ce dossier, je lui répondrai : la vérité et la résiliation du contrat qui nous lie avec ce cabinet d'assistance pour privatiser l'abattoir.

Le Journal Sud Ouest s'est fait l'écho du grand secret de la Mairie, en donnant la parole à la société copine de la municipalité et chargée de privatiser.

Le Journal Sud Ouest s'est fait l'écho du grand secret de la Mairie, en donnant la parole à la société copine de la municipalité et chargée de privatiser.

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Olivier 11/06/2016 13:41

Persister et signer me semble indispensable tant que des questions restent sans réponse. La votre est très claire : quels avis de la Chambre Régionale des Comptes ont été publiés récemment concernant cette affaire ? Serait-il possible sur ce point d'obtenir une réponse du maire, car en l'absence il est permis de fantasmer bien des possibilités.