Le Maire de Bergerac a menti sur l'abattoir

Publié le par Fabien Ruet

Le Maire de Bergerac a menti sur l'abattoir

A l’occasion de notre dernière séance de Conseil municipal, jeudi dernier, j’ai dénoncé le projet secret de la municipalité de Bergerac quant à la privatisation de l’abattoir (voir article précédent dans le blog). Le Maire s’est défendu en indiquant que la mission d’assistance technique confiée à une entreprise amie n’était destinée qu’à régler des questions administratives vis-à-vis d’observations de la Chambre Régionale des Comptes. Alors que son adjointe Liliane BRANDELY tentait de nous expliquer, à contrario, que la municipalité travaillait bien à un projet de délégation de service public pour l’abattoir, le Maire la désavouait publiquement en indiquant que la privatisation n’était en aucun cas à l’ordre du jour.

 

Mais, patatras, le nez s’allonge alors que le scandale se fait jour. Voici la preuve que la Mairie de Bergerac travaille, dans le plus grand secret, depuis plusieurs mois, sur la privatisation de l’abattoir comme je l’indiquais en Conseil municipal. Si la passation du marché d’assistance technique et juridique entre la Ville de Bergerac et la société Point et Virgule a été conclue en janvier 2016 pour travailler sur l’évolution du statut de l’abattoir, le directeur de cette société connaissait déjà les intentions de la Ville depuis juillet 2015. Je me suis procuré le procès-verbal du Conseil Municipal de Ruffec, dans sa séance du 15 juillet 2015. Cette commune a tenté de privatiser son abattoir en s’adjoignant les services de la même société de consultant que Bergerac. A la fin de la page 6 dudit procès-verbal, M. BOISSEAU, directeur de cette dernière, est sans ambiguïté :

Le Maire de Bergerac a menti sur l'abattoir

Cette photographie du document que je vous livre est accablante. Comment M. BOISSEAU pouvait-il connaître les intentions de la ville de Bergerac quant à privatiser l’abattoir alors que les propres salariés de la structure comme nous, conseillers municipaux, l’ignorions ? C’est dire que la ficelle était bien grosse et que la passation du marché n’était en fait que la régularisation d’un travail largement amorcé au préalable.

 

Le Maire de Bergerac n’a plus le choix, aujourd’hui. Soit il avoue avoir menti en Conseil municipal, et  il doit répondre sur les conditions de passation du marché entre la Ville de Bergerac et la société de consultant. Soit il ignorait tout de cette procédure et  il doit prendre des sanctions envers les adjoints concernés et les responsables municipaux qui ont laissé filtré des affaires internes à la Ville avec des personnes extérieures en violation de leur devoir de réserve.

 

Dans tous les cas, je réitère ma demande formulée en Conseil municipal : résilier, sans plus attendre, cette convention entre la Ville et la société de consultant.

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