Foirail : l'argent par les fenêtres

Publié le par Fabien Ruet

Foirail : l'argent par les fenêtres

C’est officiel. Les foires attractives n’iront plus place du Foirail. Elles restent place de la République. Si je me félicite de cette victoire remportée sur les intentions initiales de la municipalité, force est de constater que les travaux engagés place du Foirail sont inutiles et dispendieux. J’avais pourtant prévenu. Mais comme d’habitude, le Maire et son équipe n’en font qu’à leur tête. Avec la décision de laisser les manèges place de la République, comme nous le réclamions, c’est l’équilibre du contrat avec la société gestionnaire des parkings qui est à revoir. Petit tour d’horizon de la facture à régler par les contribuables, faute à l’improvisation totale qui a présidé aux décisions du Maire.

 

  • 40.000 euros de recettes pour SAGS à retrouver. Rappelons qu’en novembre dernier, malgré notre opposition, le Maire avait décidé de passer en force et d’imposer un accord dans le contrat nous liant à la société gestionnaire des parkings. La SAGS réclamait des compensations financières pour le manque à gagner lié à l’occupation de la Place de La République par les foires attractives, deux fois par an. De caprices en menaces de cette dernière, Daniel Garrigue avait fini par céder en exilant les manèges sur la Place du foirail, dès 2016. Mathématiquement, la SAGS percevait ainsi 40.000 euros de recettes supplémentaires par cette seule décision de ne plus organiser de manifestations sur la Place de la République.

 

Les forains avaient été méprisés et considérés comme une variable d’ajustement négligeable à la politique de privatisation du stationnement dans notre ville. SAGS et la Ville sont passées en force. Face à la menace d’un blocage de la ville par les forains, et dont je me suis fait l’écho lors du dernier conseil municipal, Daniel GARRIGUE est revenu sur sa décision. Les foires attractives reviennent place de la République. Petit problème : il faut compenser les 40.000 euros de recettes promises à SAGS.

 

  • 400.000 euros de travaux au Foirail pour accueillir des forains qui ne viendront plus. Afin de trouver un compromis et au regard de la vétusté de la place du Foirail, l’équipe municipale a décidé de mettre aux normes la place pour le transfert des foires attractives. Entendons-nous bien. Il n’y a aucun aménagement urbain supplémentaire : juste de l’enfouissement de câbles, des mises aux normes électriques, du goudronnage de surface et de la peinture pour délimiter les emplacements. La Ville aura dépensé 400.000 euros d’ici 2017 pour une opération technique ruineuse destinée à accueillir des forains qui ne viendront plus. Il y a des dépenses plus urgentes.

 

A l’heure où les associations bergeracoises sont mises au régime sec par la municipalité, où les fonctionnaires sont contraints à des restrictions budgétaires considérables, où les contribuables sont sollicités, la Ville de Bergerac investit l’argent public dans des opérations inutiles. 400.000 euros pour le foirail, en pure perte. 40.000 euros de compensations à trouver pour SAGS… 250.000 euros pour un parking au Pontet destiné au stationnement des seuls employés municipaux, 260.000 euros pour un belvédère qui se transforme en radeau de la méduse à chaque cru de la Dordogne… 15.000 euros en bornes raquetteuses pour le stationnement rue de la Résistance… Messieurs GARRIGUE et BENFEDOUL dilapident l’argent public.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

michel. v 31/03/2016 11:44

il est plus facile de jeter l'argent des contribuables par la fenêtre que de le consacrer à des choses utiles. Nous avons l'habitude de ce genre de gaspillage. Il serait quand même temps que nos élus prennent conscience de tous ces faits et prennent la décision une fois pour toutes d'arrêter de se faire plaisir sans penser qu'ils ont tous les droits. Ils ont été élus par les habitants, les commerçants de Bergerac, et, en retour, au lieu de faire réellement des actions positives ils ne se passe rien de concret sur notre ville qui se meurt à petit feu et si cela continu Bergerac deviendra une ville fantôme et là ils n'auront plus rien à prendre aux contribuables car ils n'auront plus qu'un désert à gérer!