Vertige du vide à Bergerac

Publié le par Fabien Ruet

Vertige du vide à Bergerac

Il y avait pour ainsi dire quelque chose de ridiculeusement grandiloquent à voir le Premier adjoint Benfedoul s’essayer à des effets de tribune pour justifier du bien-fondé d’orientations budgétaires qui n’en étaient pas, ou si peu… C’était seulement la marque du néant, le vertige du vide, la marque de n’inaction politique. Parler pour ne rien dire pourrait faire passer le temps si le devenir de Bergerac n’exigeait pas la mise en place de réponses adaptées et de mesures structurantes pour faire face à la crise et moderniser la Mairie elle-même. Que retenir de ses orientations budgétaires 2016 ? Je vous propose de revenir sur mon intervention à l’occasion du dernier Conseil municipal.

 

C’est d’abord l’ensemble du savoir-faire des employés municipaux qui s’érode peu à peu. Apres les premiers emplois de complaisance, dans l’immédiateté de l’élection municipale, ce fut la réduction drastique des charges de fonctionnement. Les emplois d’avenir sont sacrifiés les uns après les autres, tandis que la pyramide des âges des employés municipaux s’aggravent chaque année. On ne compte plus le nombre de départs à la retraite qui ne sont pas remplacés. Quel courage faut-il à nos employés municipaux pour s’efforcer de rendre la même qualité de service aux Bergeracois, avec toujours moins de moyens ! Quelle abnégation pour nos agents des services techniques que de tenter de conserver leur savoir-faire !

 

La réalité est cruelle et 22 mois après leur élection, une première esquisse de bilan se fait jour. L’argent est jeté par les fenêtres au gré des humeurs et des caprices des élus. Un jour, c’est le belvédère sur les quais. Un autre, c’est le parking du Pontet derrière la Mairie. Demain, ce sera le foirail, mais seulement pour y réaliser quelques travaux de réseaux. Le maire goudronneur, roi des parkings, pousuit son office. Mais où est le sens politique de cette action ? Où est la cohérence de ces multiples foucades ? Il n’y a pas de vision, pas d’ambition pour notre ville, autre que celle d’occuper la place. Des bornes automatiques seront installées rue Sainte Catherine, après celles de la rue de la Résistance. Le Centre-ville se meurt, mais qu’importe, nous apportons des réponses à des problèmes de stationnements qui n’existent pas. Nous achetons une chapelle désaffectée pour y installer des archives papiers à l’heure de la dématérialisation et de la numérisation de ces dernières… Incompétence ? Insouciance ? Indifférence ?

 

Sans doute un peu des trois. L’équipe municipale s’illusionne sur ses propres chiffres quant à une rigueur budgétaire largement héritée de ses prédécesseurs. Elle ignore pourtant toutes les politiques publiques à mettre en œuvre pour réaliser de substantielles économies. L’agenda 21 a été sabordé ; il nous indiquait la voie à suivre : dépenser moins pour dépenser mieux en investissant de manière judicieuse. L’achat d’une chapelle ou l’acquisition de bornes électroniques pour limiter le stationnement ne sont pas des priorités. En revanche, investir massivement dans les économies d’énergie sur nos bâtiments communaux serait une alternative utile pour réduire durablement nos charges de fonctionnement.

 

Malheureusement, à se contenter des seules orientations budgétaires de l’équipe municipale de Daniel Garrigue, 2016 sera encore une année de perdue pour Bergerac et les Bergeracois. Pas pour l’opposition qui doit continuer à se battre pour créer les conditions d’une alternative crédible à cette absence de politique.

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Anonymous 09/12/2015 09:12

Déjà on parle des gens en mettant un prénom devant un nom, la politesse.
Mais dis donc, tu en as filé un paquet d'emplois fictifs non ?
D'ailleurs, ton poste au CG en est un, tu le sais, tout le monde le sait.
Note : penser à le faire savoir à la presse et au grand public, affaire à suivre.
Tu fais bien de faire état de ton expérience politique car c'est fini pour toi, même dans ton camp tu es fini.
Pas encore dans ta nouvelle maison qu'il va falloir en déménager pour partir ailleurs.
Au revoir, à jamais.