La queue du Mickey à 40.000 euros

Publié le par Fabien Ruet

La queue du Mickey à 40.000 euros

Daniel Garrigue et son équipe municipale ont décidé de déplacer les foires attractives de la Place de la République à la place du Foirail. Malgré deux interventions de ma part en Conseil municipal pour m’opposer à cette décision, il s’agit d’une nouvelle atteinte aux animations de centre-ville, au mépris des forains et dans le seul souci de satisfaire aux exigences de la société gestionnaire des parkings à Bergerac : la SAGS. Petit tour du dossier.

 

Daniel Garrigue et la SAGS sont sur un manège. Tounicoti, Tounicotons, les bergeracois tournent en rond pour 32 ans. Dans ce manège désenchanté, SAGS n’avait de cesse de réclamer des compensations financières pour le manque à gagner lié à l’occupation de la Place de La République par les foires attractives, deux fois par an. De caprices en menaces de cette dernière, Daniel Garrigue a fini par lui donner la queue du Mickey en exilant les manèges sur la Place du foirail, dès l’année prochaine : 40.000 euros de recettes supplémentaires pour SAGS par cette seule décision et surtout la garantie de ne plus organiser de manifestations sur la Place de la République. Les forains ont été méprisés et considérés comme une variable d’ajustement négligeable à la politique de privatisation du stationnement dans notre ville. SAGS et la Ville sont passées en force. Les foires attractives ne seront plus une contribution à la dynamisation du centre-ville.

 

« Les manèges », comme nous les appelons, sont une sortie populaire et familiale. C’est une occasion, plus si fréquente, de se rendre en Centre-ville. Malgré des problèmes mineurs de cohabitation avec les riverains, leur arrivée est une vraie fête dans le cadre sécurisé de la Place de la République. Pour faire plaisir à SAGS, l’exil des foires attractives entraine une rénovation partielle et inadaptée du foirail à 200.000 euros aux frais du contribuable, sur un site déconnecté du centre-ville, peu sécurisant pour l’accueil des enfants, des familles et des attractions elles-mêmes. De son côté, le Centre-ville se meurt. Sous couvert de valorisation du port, toutes les animations estivales qui occupaient des places de stationnement ont été déplacées. Adieu, le festival du Flamenco… Ce n’est pas la politique des trompes l’œil sur les vitrines des magasins abandonnés qui masquera l’échec de la politique municipale en matière de dynamisation du Centre-ville. Pire encore, des suppressions ponctuelles du stationnement sur la place du marché Couvert, pourtant indispensable aux commerces de bouche et de proximité, sont annoncées comme la solution alternative à l’interdiction municipale de toute animation sur la Place de la République.

 

Le Centre-ville se meurt. Il est temps de réagir et d’arrêter le massacre de l’improvisation et de la lâcheté face à SAGS.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article