La relance réaliste à Bergerac

Publié le par Fabien Ruet

La relance réaliste à Bergerac

 

Comme un fidèle lecteur du blog me le disait cette après-midi, « j’attends avec impatience le prochain épisode ». Nous poursuivons donc la retranscription de la séance du Conseil municipal de Bergerac où il fut question de l’audit financier. N’en déplaise à un jeune « Master’s Voice » des ondes bergeracoises qui avait résumé mon intervention d’un quart d’heure par un lapidaire « tout çà pour çà », je me suis efforcé d’expurger les ressorts idéologiques de cette commande politique de l’audit par le nouvel ancien maire de Bergerac. Cet audit financier n’est pas parvenu à masquer que nous avions fait des choix politiques, des choix que nous assumons même si le verdict des urnes a été implacable et a, d’une certain manière, tranché le débat. Pour autant, ces choix d’investissement sont restés aussi bien réalistes que sous contrôle. Tout le reste n’est qu’arguments politiques pour masquer ses propres impuissances à agir.

 

Faire face à une crise exceptionnelle. Le bassin de vie du Bergeracois était déjà sinistré. La Ville avait été laissée à l’abandon pendant près de quinze ans en matière d’infrastructures. Elle était surclassée par des villes comme Périgueux ou Libourne. Nous devions réagir pour retrouver de l’attractivité dans un contexte où les territoires sont en concurrence. L’idée a été de jouer la carte de l’amélioration du cadre de vie de chacun, pour renouer avec la tradition de cette ville où il faisait bon-vivre. Il faut se souvenir de l’état des routes que nous avions trouvé. Il faut se rappeler de l’état d’abandon de notre vieux Bergerac, de l’absence de stratégies de développement commercial et touristique, de l’état d’abandon de certains équipements culturels privés de moyens pendant 15 ans, de ce boulet du stationnement payant, de l’état de dégradation du parc immobilier du centre-ville, de cette prolifération de logements défiscalisés en périphérie… Au regard de ces lacunes considérables de 2008, le présent audit ne rappelle pas le contexte hors du commun de crise que nous avons traversé. Devions-nous renoncer à moderniser notre ville ? Devions-nous détourner les yeux sur la paupérisation croissante de la population ? Non. Nous avons fait le choix de donner la priorité à l’investissement.

 

Appelons cela une politique de relance si vous voulez, mais ne laissons pas entendre que nous nous sommes engagés dans une politique dispendieuse.  

 

Près de 20 millions d’euros investis par la Ville. Nous n’avons pas à rougir des presque 19 millions d’euros qui auront été investis avec pour fil directeur les notions de solidarité et d’attractivité de Bergerac. Le nouvel ancien maire nous accuse de dépenses de prestige. Où est-il ce prestige ? Au cœur des travaux réalisés rue Saint Martin pour répondre aux besoins des Restos du cœur ? Auprès de la banque alimentaire, du secours populaire, de l’épicerie sociale, de la classe relais, de question de culture pour leur permettre de réaliser leurs missions dans de meilleures conditions ? Oui, nous avons fait des choix, au service des bergeracois, et souvent des plus modestes. Oui, nous avons rénové la rue de la Résistance parce que le Centre-ville était en déshérence depuis trop longtemps. Combien de marchés publics ont-ils été lancés pour permettre à nombreuses entreprises locales de pouvoir travailler ?

 

Cela, aucun audit ne viendra jamais le mesurer mais pourtant les résultats sont là. L’endettement a été relativement maîtrisé, prouvant qu’une politique de relance reste possible dès lors qu’elle est adaptée aux capacités financières de la collectivité. On nous accuse aujourd’hui d’encours de dette à hauteur de 37,3 millions d’euros. En 2008, nous avions hérité de 32,7 millions de dettes. Nous n’avons donc qu’une différence de 4,5 millions pour près de 20 millions investis. Par ailleurs, nous laissons une durée de vie moyenne de la dette de 7,2 années, ce qui laisse des marges de manœuvre non négligeables pour renégocier un échelonnement raisonnable.

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Wolff 03/07/2014 20:49

Entièrement d'accord avec toi! On n’efface pas 6 années de travail acharné d'un rire moqueur! Ici les corridas sont interdites et le nouveau ex maire ne pourra jamais porter l'estocade fatale à ce que vous et particulièrement toi avez fait pour l'agglomération bergeracoise! Olé!
Gérado del Paîs de La Linda.