... aux symptômes du mauvais perdant.

Publié le par Fabien Ruet

... aux symptômes du mauvais perdant.

Au terme de notre dernier billet d’information, nous laissions le nouvel ancien maire pris au piège de ses propres contradictions. Les mutualisations entre la Communauté d’Agglomération et la Ville de Bergerac étaient stoppées, par le simple fait du prince et au nom d’un à-priori de mauvais perdant. Nous ne devions pas minimiser la poussée de fièvre du moment. Un mal beaucoup plus profond et sournois ronge l’occupant de l’Hôtel de Ville. La gestion municipale est comme prise au piège des symptômes du mauvais perdant. L’arrêt des mutualisations n’était pas qu’une rodomontade. Il s’agissait bel et bien d’un acte de déclaration d’une guerre obsessionnelle à l’encontre de la Communauté d’Agglomération. Rien ne nous sera épargné pour assouvir une soif, par nature inextinguible, de revanche sur la lourde défaite à la présidence de la Communauté d’Agglomération.  

 

Une citadelle assiégée de l’intérieur. La Ville de Bergerac doit se replier sur elle-même. Nous allons voir ce que nous allons voir. Bergerac serait capable d’affronter seule son destin. Par le passé, nous avons déjà vu les limites de l’exercice quand le nouvel ancien maire avait décidé de faire supporter la majorité des investissements et des dettes d’un aéroport international aux seuls contribuables bergeracois. Dans le cas présent, notre splendide nouvel isolement bergeracois a pour objectif de nous prémunir de toute contamination possible avec l’intercommunalité. Jusqu’où peut nous conduire ce symptôme de l’assiégé de l’intérieur ? Raisonnons par l’absurde. Allons-nous vers une tentation principautaire, sans doute plus adaptée à la longue tradition de foucades du nouvel ancien maire ? Faut-il se préparer à restaurer l’octroi aux principales portes de la Ville ? Les véhicules frappés du logo de la Communauté d’Agglomération seront-ils interdits de passage sur le territoire communal : bus, camions des ordures ménagères, services techniques ? L’accès aux lieux culturels sera-t-il interdit aux Bergeracois ? Bergerac créera-t-elle sa propre médiathèque, sa nouvelle piscine, son propre stade d’athlétisme,  au seul motif que le nouvel ancien maire ne peut pas tolérer la présence d’une agglomération qui ne lui fasse pas allégeance ?

 

La cour de récréation. Après l’arrêt de la mutualisation, les choses ont été de mal en pis. Est-ce grave docteur ? Je profite du blog pour porter à connaissance le contexte dans lequel nous essayons d’exercer nos mandats respectifs. La seule volonté d’un homme prive désormais la Ville de toute coopération bien utile avec la Communauté d’Agglomération. Les coups de colère succèdent aux plus insignifiantes mesquineries. Que de temps perdu et inutilement gâché ! Nous n’avons pas été élus pour cela. Citons pêle-mêle : le refus de modifier les statuts de l’agglomération pour le désenclavement numérique, le refus de distribuer en mairie toutes les plaquettes touchant de près ou de loin à l’agglomération (transports urbains, agenda culturel,…), le refus de mettre à disposition du Centre Culturel les faces des colonnes Morris pour annoncer les spectacles, l’abandon de tous les projets portés par  l’agglomération sur le territoire (crèche à Naillac, cinéma le Royal,…), pression sur les fonctionnaires pour choisir leur « camp ». Pour le nouvel ancien Maire : « vous avez voulu la guerre, vous l’aurez », nous-a-t-il déclaré en pleine séance de Conseil municipal.

 

C’est donc d’un simple à priori de mauvais joueur que nous avons fini par diagnostiquer d’inquiétants symptômes du mauvais perdant, pathologie dont les maux affublent les Bergeracois. Notre territoire mérite mieux. Je ne suis qu’un simple conseiller municipal d’opposition, qu’un simple conseiller communautaire mais j’estime que l’intérêt général commande que nous puissions travailler ensemble pour le développement et l’épanouissement du Bergeracois.

Au regard de la légèreté des arguments juridiques qui nous ont été opposés pour justifier de l’arrêt de la mutualisation, il me semble maintenant opportun que le contrôle de légalité se penche sur les délibérations prises en ce sens. La saisine du Préfet est inévitable.

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Bernadette 04/06/2014 01:36

Tout cela est bien vrai mais une remise en question du parti socialiste er de ses egos naurait elle pas ete également nécessaire avant que la foudre ne s'abatte sur les bergeracois ? Vous socialistes plus enclins a satisfaire vos ambitions personnelles plutot qu'à entendre l'intérêt collectif. Cette défaite et ce qu'elle implique aujourd'hui n'est pas un hasard. Retrouvons une place pres du peuple. Retrouvons un interet pour la chose publique, la res publica. Agissons enfin aujourd'hui pour proposer une vraie alternative demain.

Wolff 05/06/2014 17:44

Bernadette a raison à ce sujet. Éloignons de la politique les politicards de métier y compris nos périgourdins dont je ne cite pas les noms mais il suffit de lire Sud Ouest pour y voir plus clair. Rajeunissons les cadres du P.S.et surtout : pas plus de 2 mandats de députés, sénateurs, maires des grosses villes et conseillers généraux!... Et des comptes à rendre publics.
Gérard.

Bernadette 04/06/2014 01:36

Tout cela est bien vrai mais une remise en question du parti socialiste er de ses egos naurait elle pas ete également nécessaire avant que la foudre ne s'abatte sur les bergeracois ? Vous socialistes plus enclins a satisfaire vos ambitions personnelles plutot qu'à entendre l'intérêt collectif. Cette défaite et ce qu'elle implique aujourd'hui n'est pas un hasard. Retrouvons une place pres du peuple. Retrouvons un interet pour la chose publique, la res publica. Agissons enfin aujourd'hui pour proposer une vraie alternative demain.

Wolff 04/06/2014 00:16

Je connaissais le syndrome du mauvais joueur lorsque je pratiquais régulièrement et souvent avec succès le poker pour financer en partie mes études de doctorant, mais en politique j'avoue que j'en reste ébahi!
Effectivement il faut un médiateur dans "cette affaire" et le représentant de l'Etat en Dordogne me parais tout indiqué.
Il faut trouver une entente afin que les habitants de Bergerac d'une part et et ceux des communes de la C.A.B. d'une autre ne soient pas assommé par trop d'impôts. En toute chose, "il faut savoir raison gardée"( Aristote est à l'origine de cette déclaration reprise par les rois de France et surtout par les philosophes de l'ère des lumières).
Gérard WOLFF, vieux militant socialiste du Pays lindois.