De l’a-priori du mauvais joueur...

Publié le par Fabien Ruet

De l’a-priori du mauvais joueur...

Depuis quelques semaines, le nouvel ancien maire de Bergerac multiplie les signes inquiétants de pulsions autodestructrices, au regard de son attitude vis-à vis des projets de ses prédécesseurs :  abandon du label Ville d’Art et d’Histoire, audit financier, saccage du projet d’éco-quartier de Naillac, abandon du projet de pôle petite enfance, abandon du projet immobilier autour du cinéma le Royal, maintien de la restauration scolaire auprès de ses amis du privé,… et bien entendu le refus de toute mutualisation de moyens entre la Ville de Bergerac et la Communauté d’Agglomération. La Ville de Bergerac a vocation a devenir un camp retranché où le repli sur soi et la politique de la terre brulée tiennent lieu de ligne de conduite. Ce n’est plus un Maire soucieux de bonne gestion mais Attila livrant la verte douceur le long de la Dordogne à son désir de représailles. Malgré des mains tendues régulièrement, la situation est suffisamment grave pour que nous puissions nous inquiéter quant au devenir de notre ville. Je vous propose de revenir plus en détail sur les premiers dessous de ce refus de la mutualisation par le nouvel ancien maire de Bergerac : le prix à payer pour se remettre d’une défaite incontestable à la tête de la Communauté d’Agglomération.

 

Des conséquences de la liberté des conseillers communautaires. Dès le premier Conseil municipal qui a fait suite à l’élection du Président de la Communauté d’Agglomération, le nouvel ancien Maire s’est efforcé d’habiller sa frustration de mauvais joueur derrière une opposition entre légitimité et légalité. Le maire de Bergerac avait vocation à devenir Président de l’Agglomération ; un point, c’est tout. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévues. Les 26 autres communes auraient du accepter ce fait du prince de la commune centre. Reste que les 65 conseillers communautaires ne sont pas tous des godillots. Dès lors, notre vexé souverain se devait de punir cette intolérable liberté de choix.  Tout ce qui pouvait avoir, de près ou de loin, affaire avec la Communauté d’Agglomération devait être banni. L’heure n’était plus à la mutualisation des moyens, pas davantage à la mise en commun des personnels.

 

Priver la Ville des recettes de la mutualisation. Qu’à cela ne tienne, Bergerac devra se passer des recettes que lui apportait l’agglomération pour la mutualisation des moyens et des services. Non, l’essentiel n’était plus là. Même si de nombreuses compétences et agents ont été transférés à l’agglomération, la Ville de Bergerac aura plus de dépenses de fonctionnement pour donner le droit à son premier magistrat de se draper dans une guignolesque solitude. Le raisonnement était à la petite semaine mais qu’importe. En refusant brutalement les mutualisations, le nouvel ancien maire voulait priver l’agglomération de services que cette dernière refacturait utilement à la Ville. En voulant démontrer par l’absurde que l’agglomération avait plus besoin de la ville que cette dernière de l’agglomération, le nouvel ancien maire imposait aux contribuables bergeracois une facture supplémentaire à minima de 350.000 euros (correspondant aux recettes versées par l’agglomération en contrepartie des services rendus). Lui seul en porte la responsabilité alors même qu’il annonce, à qui veut bien l’entendre, son obsession de vouloir rétablir les finances publiques de la commune.

 

Les justifications hasardeuses juridiquement. C’est seulement l’apriori du mauvais perdant qui va d’abord conduire à refuser toute mutualisation entre les deux entités. J’en veux pour preuve les arguments qui nous ont été opposés en Conseil municipal. Ecoutons les propos du nouvel ancien Maire, en séance le 15 avril 2014, soit 8 jours après l’élection perdue à l’agglomération : « Dans le nouveau contexte issu des élections communautaires du 7 avril 2014, il convient de mettre fin à la convention de mise à disposition. ». 8 petits jours seulement pour justifier de l’arrêt d’une mutualisation alors même que la gouvernance de l’agglomération n’était toujours pas en place. Dans ces conditions, c’est sur la base exclusivement d’un à priori de mauvais perdant que le nouvel ancien maire souhaitait du jour au lendemain couper l’informatique à la communauté d’agglomération avant de la priver de distribution de courriers.

 

Nous en étions qu’au bout de nos surprises,… Je vous invite à en découvrir la suite dès notre prochaine chronique.  

 

Commenter cet article

Lafforgue 31/05/2014 15:19

Bravo Fabien !!!continue pilonne pilonne ,je suis avec toi

JC 31/05/2014 10:32

Je lis chaque semaine le sud ouest et je suis catastrophé...les soutiens de Garrigue aux municipales dont le maire de Lembras se désolidarisent de lui et sont consternés...C est un coup de folie ..Pour le cinema qui a vu le 1er film parlant et où l 'amenagement aurait modifié profondément le quartier du "petit sol" de maniere formidable, de decider de raser cela me fait tres tres mal au coeur et je vis sur Paris...
Que peut on faire? classer le cinema au patrimoine et empecher d'eradiquer un bout d'histoire de la ville. De meme pour les nouvelles galerie j'ai peur car il a traité de menteur etc le promoteur..en 6ans cela va etre terrible pour la ville...
De meme que de refuser une regie pour les repas et garder les repas du privé qui sont chers et sans goût et empêche de faire commerce avec les producteur locaux et de faire baisser les prix des repas comme l'a fait le LEP de Naillac.

COLERE!

Wolff 03/06/2014 16:05

Comme le dit si bien J.C. c'est assez stupide de laisser s'envoler de toute une partie de l'histoire des salles de cinéma de Bergerac le Royal ( qui ne s'appelle même pas le Ségo"!...). le Maire laissera construire des appartements qui ne seront sans doute pas sociaux!.... Pauvre quartier du Petit Sol!
Gérard WOLFF.

Wolff 31/05/2014 01:33

Vivement le prochain numéro de ton blog car l'attitude du Maire de Bergerac est de plus en plus troublante!...
"Courage et avance" disait Jean Jaurès.
"Résiste!" chantait France Gall...
Gérard.