Bergerac, ville du manger mieux et du manger bio

Publié le par Fabien Ruet

Bergerac, ville du manger mieux et du manger bio

 

La municipalité précédente, sans doute par aveuglement idéologique, avait fait le choix de déléguer à une société privée… la confection et la livraison de la restauration scolaire et des repas à domicile. Le parking souterrain n’était donc qu’une énième tragique illustration d’un désengagement municipal. L’abandon des cantines scolaires au privé fut un premier renoncement. Ce fut certainement le plus grave car il témoignait d’un désintérêt pour l’alimentation de nos enfants. Il démontrait une absence totale de vision pour le développement de notre territoire. Dans cette campagne pour les élections municipales, nous entendons démontrer qu’il existe un droit à l’avenir en agriculture et que nous pouvons porter Bergerac au cœur des enjeux de l’économie symbiotique. Faire de Bergerac la ville du manger mieux est bien plus qu’une simple promesse électorale. C’est l’engagement durable pour un projet de vie à partager. En s’engageant sur un retour en gestion publique de la restauration collective, l’équipe de Dominique Rousseau entend inscrire Bergerac dans une démarche exemplaire pour notre territoire afin de faire de notre ville celle du manger bio. Le retour en gestion publique n’est que l’aspect le plus visible d’une politique qui se veut beaucoup plus structurante : de la terre à l’assiette. Par la mise en place d’une dynamique de circuits courts, il devient possible de garantir des approvisionnements locaux pour nos cantines scolaires. Force est de constater que seule notre liste a été en mesure de pousser aussi loin ce type de propositions en la matière.

 

Nous souhaitons un retour en gestion publique de la Restauration Hors Domicile (Scolaires, portage de repas à domicile et RPA). L’agenda 21 n’est pas qu’un affichage à la Mairie de Bergerac. Nous avons souhaité concrétiser cette volonté politique de retour dans le giron public de la restauration collective dans une démarche sincère de démocratie participative. Les premières réunions ont commencé. Des commissions ont été mises en place et permettent d’associer des représentants des parents, des enseignants, de l’équipe municipale, des résidents des RPA et des associations en liens avec la restauration collective et l’agriculture biologique. Nous prenons l’engagement que ce retour en gestion publique n’entraine pas d’augmentations de tarifs. Cette politique continuera à associer de manière beaucoup plus forte les équipes enseignantes et les enfants. Nous entendons former et éduquer autour d’une vraie pédagogie du goût respectant la saisonnalité des légumes. Le renforcement de l’animation en diététique sera un des piliers de ce travail de sensibilisation. Pour autant, souhaiter la municipalisation des cantines scolaires pour le seul désir du retour en régie ne serait pas suffisant. Nous devons nous préoccuper de l’approvisionnement local.

 

Pour garantir l’approvisionnement local, le domaine de la Tour est une opportunité. Encore une fois, la Ville de Bergerac ne peut pas se replier sur elle-même. Nous avons défendu l’idée d’une intercommunalité de projets. Avec l’aide de la communauté d’agglomération, nous ne devons pas livrer les terres agricoles du domaine de la Tour à la spéculation (Institut des Tabacs entre le Boulevard des Poudriers et la route de Sainte Alvère). Nous envisageons que ces terres puissent être mises à disposition afin d’y développer une sorte d’exploitation tremplin destinée à favoriser l’installation de jeunes agriculteurs dans le secteur clé des cultures légumières biologiques. Le site aurait donc vocation à devenir une locomotive agricole locale pour structurer une offre adaptée aux besoins du circuit court et de la restauration scolaire. Une plateforme d’approvisionnement, indispensable à l’échelle du Bergeracois pour viabiliser la démarche, pourrait venir compléter harmonieusement le dispositif. Le domaine pourrait s’engager dans une démarche de certification en agriculture biologique. Les agriculteurs installés seraient encouragés à mutualiser leurs moyens de production. Enfin, et pour tenir compte des contraintes de saisonnalité des productions et des rythmes scolaires, un projet de conserverie locale devra voir le jour pour optimiser les approvisionnements tout au long de l’année.

 

C’est sûrement à ce prix que Bergerac deviendra cette ville du manger mieux et du manger bio. C’est à ce prix que nous améliorerons durablement notre cadre de vie et la santé de nos enfants.

 

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Damien 28/04/2014 18:33

Je suis tout à fait d'accord avec un retour pour une cantine bio sur les écoles de Bergerac. je suis juste étonné de voir que Dominique Rousseau, ancien maire, a signé un avenant avec Scolarest pour prolonger le contrat d'un an, alors que celui -ci devait enfin prendre fin à la rentrée scolaire prochaine...Mes deux enfants vont donc devoir subir une restauration conventionnelle encore pendant une année scolaire ....Quel joli cadeau de départ !

martin 14/03/2014 09:38

je valide !!!!! cela va-t-il concerner aussi les écoles privées de Bergerac? en plus de relancer l'économie locale, nos enfants mangeront des aliments avec du GOUT !!!

WOLFF 16/03/2014 11:58

Je ne pense pas, mais peut être que je me trompe, que la restauration des écoles, collège et lycée privés de la ville (Saint Front notamment) soient du ressort de la mairie!... ce n'est pas avec les impôts locaux que les bergeracois vont payer pour ceux qui choisissent le "privé" pour leurs enfants. Sauf s'il y a une convention les liant avec la cité... De plus je n'ai jamais parlé du Domaine de la Tour comme exemple de vin bio! Je connais n jeune qui fait du Pécharmant en "bio"
Wolff G.

Fanny 13/03/2014 21:38

Je ne suis pas sûre que la terre du Domaine de la Tour soit idéale pour du bio... Entre le site de la poudrerie et une future usine d'alu?!?!

WOLFF 12/03/2014 17:40

Excellentes idées certes!... Mais il faut permettre à ceux qui (viticulteurs et maraîchers) vivent déjà du bio de continuer d'en vivre! Comme les vins de Rosette ou certains Pécharmant dans la viticulture...producteurs de miel, fruits secs frais et légumes de saison, éleveurs de poulets au maïs et producteurs d’œufs frais, d'agneau et de bœufs,producteurs de pain et de pâtisserie bio,...
Voir exemple de la "Ruche oui" de Bergerac...Ce n'est pas très "socialiste" d’assujettir les vendeurs bio aux désirs de la Mairie.
De la même façon qu'il est inconvenant de les faire passer sous les fourches caudines des supermarchés!!!
Gérard WOLFF, vieux socialiste de gauche et non Radsoc!.