Le pari patrimonial d'Urbalys Habitat

Publié le par Fabien Ruet

Le pari patrimonial d'Urbalys Habitat

 

Chaque année, l'adoption du rapport d'activité de notre société d'économie mixte Urbalys Habitat est une obligation légale en Conseil municipal. Nous en avons fait un moment d'échange sur le logement social dans notre ville, à travers le prisme de presque 500 logements qui sont la propriété de notre société. Je vous rappelle que le capital de cette dernière est majoritairement détenu par la Ville de Bergerac en lien avec la Caisse des Dépôts et Consignations. Au regard du contexte si particulier du dernier Conseil municipal de la mandature, c'était le moment de faire le bilan sur les orientations politiques qui ont été prises sous notre responsabilité et de se confronter aux résultats économiques et sociaux obtenus. La réhabilitation des 315 logements de Jean Moulin en quatre ans était un pari indispensable mais risqué. Elle a été le produit de l'adoption de notre premier plan stratégique de patrimoine, le 9 octobre 2008. Nous aurons l'occasion de revenir plus en détail sur les chiffres présentés, dans le cadre d'autres chroniques. Mais disons qu'Urbalys Habitat est la preuve qu'il est possible de concilier solidarité, performance économique et performance environnementale. Ces trois composantes sont conformes à l'agenda 21 qui doit structurer notre action publique comme le bilan de notre société d'économie mixte.

 

Notre municipalité a fait un choix en 2008 : celui de donner la priorité à l'amélioration du cadre de vie des locataires de Jean Moulin. Il est d'ailleurs curieux que nos prédécesseurs ne s'en soient pas souciés. Bien des décisions importantes avaient été prises. Elles risquaient de peser sur la viabilité de cette cité de centre-ville. Notre plan stratégique de patrimoine aura été un véritable pari rendu nécessaire par l'évolution du logement social à Bergerac.

 

Le parc d'Urbalys Habitat était largement dominé par les 315 logements de la cité Jean Moulin. Malheureusement, en 2008, ce grand ensemble collectif se retrouvait bien esseulé face à la conjonction de deux facteurs qui a durablement bouleversé le marché immobilier et l'offre locative en Bergeracois. D'une part, il s'agissait des mises sur le marché des logements défiscalisés de type De Robien et, d'autre part de la réalisation de l'Agence Nationale de Renouvellement Urbain. Comment trouver sa place sur un marché mouvant entre la concurrence déloyale et inadaptée des logements défiscalisés et l'attractivité de nouveaux logements sociaux neufs ? Dans ce dernier cas, les disponibilités foncières et une certaine facilité ont conduit à laisser multiplier les zones pavillonnaires. Entre ce rêve pavillonnaire et la prolifération De Robien, Jean Moulin a sans doute été confronté au plus grand défi de son histoire.

 

Nous devions réagir rapidement pour proposer à ce collectif de Centre-Ville un produit attractif, garantissant à chacun les meilleures conditions de logement possible Il nous fallait rénover 315 logements en quatre ans et mobiliser 4 millions 400.000 euros, sans porter atteinte à la viabilité économique de notre société d'économie mixte. 

 

A SUIVRE

Publié dans Logement, Bergerac

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WOLFF 03/02/2014 19:30

Tu as raison?... Affaire à suivre! Pourquoi? Car les logements défiscalisés sont en général vides et
mal finis, rouille rapide sur balcons, peintes faites trop vite, piscine ingérable, j'en passe et des meilleures (car j'ai eut des amis qui se sont vite partis de ces appartements). Les "pauvres" acheteurs se sont faits eux aussi avoir car ils ont perdus de l'argent (un excellent reportage de TV a montré cela en son temps...
G. Wolff.