Bilan contre Bilan : Bergerac innove

Publié le par Fabien Ruet

Bilan contre Bilan : Bergerac innove

 

Les chroniques se succèdent dans le blog-notes, au gré de nos rencontres et de nos échanges. Si je modifie quelque peu le chemin de fer que j’avais prévu initialement, nous pouvons constater que la question du centre-ville de Bergerac revient de manière récurrente depuis quelques-jours. Ce n’est donc pas notre première réunion de quartier, dans le cadre de la nouvelle campagne municipale, qui est venue infléchir la hiérarchie des préoccupations. Le centre-ville a vocation à retrouver son rôle d’agora. Il n’est pas facile de sortir d’un trou noir entre 1995 et 2008 où aucune politique structurante n’a été mise en place pour cette partie de la ville. Ah si, j’allais presque oublier : l’obsession du parking souterrain. Le réveil de la belle endormie ne s’est pas fait sans quelques douleurs. Au-delà du constat de l’inaction passée, fallait-il mobiliser les énergies pour combler les retards en matière d’infrastructures. Le dépeuplement massif de ce secteur de la ville en faveur des quartiers périphériques a laissé seuls les bailleurs sociaux assumer une mission de mixité sociale alors que les bailleurs privés sombraient faute de locataires. 400 logements privés vacants en centre-ville quand dans le même temps 1.000 logements défiscalisés entre Pombonne et la route de Bordeaux étaient livrés. Il en résulte des immeubles qui se dégradaient les uns après les autres en centre-ville : rue Jouan, rue de la Hallebarde, rue Bourbarraud, rue du Mourrier, rue Berggren, rue des Chais, rue de la Planche... La Ville est une réalité mouvante et vivante ; la délaisser, ne serait-ce qu’un instant, et elle vous le fait payer pour de longues années : insalubrité, paupérisation, vacances, états d’abandons... Alors, après 13 années d’inactions, vous pouvez facilement prendre conscience de l’ampleur du défi face auquel nous avons été confrontés.

 

L’heure des comptes est venue. Bilan contre bilan. Politique à courte vue contre politique structurante. Bergerac, en six ans, s’est imposée comme une ville pionnière dans le Département en matière de politique de Logement et d’Urbanisme :

  • première commune à adopter les servitudes de mixité sociale,

  • première commune à mettre en place une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat et de Renouvellement Urbain,

  • première commune à mettre en place un programme de Résorption de l’Habitat Insalubre,

  • première commune à lancer un programme de Traitement de l’Habitat Insalubre Rémédiable et des Opérations de Restauration Immobilière.

 

Bergerac rattrape ses retards de manière spectaculaire et nous continuons à aller de l’avant. Le Maire nous a donné une feuille de route : aucun relâchement dans l’action jusqu’à la toute fin du mandat. Nous avons été élus pour 6 ans, la Ville et les Bergeracois méritent que nous restions mobilisés. Lors de notre dernier Conseil municipal, nous avons donc lancé des études complémentaires dans le cadre de notre Opération d’Amélioration de l’Habitat et de Renouvellement Urbain. Après la rénovation de la rue de la Résistance, destinée à dynamiser le commerce de centre-ville et à jouer la carte du cadre de vie pour inciter à la déambulation plaisir, nous savions que les secteurs entre la rue Bourbarraud et la rue du Mourier ainsi que le secteur entre la rue Bourbarraud et la rue Jouan sont prioritaires. Nous nous attaquons au dernier point dur du centre-ville pour susciter une dynamique capable de générer de nouvelles logiques de peuplement et une nouvelle offre commerciale. Comment ?

 

Allez, je ménage un peu le suspens. Dans les jours qui viennent, nous aurons l’occasion de revenir plus en détails sur ces grands projets indispensables au développement de Bergerac.

Publié dans Bergerac, Logement, Urbanisme

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WOLFF 13/02/2014 11:54

Bien vu Fabien!... Le nouveau Bergerac a bien changé, mais tu vas me trouver encore insatisfait, moi qui n'habite pas la ville mais qui y vais souvent de te redire: où sont les vrais parkings? ( voir mon dernier commentaire). Il ne faut pas perdre de vue que la Cité sous-préfecture est peuplée de plus de 45 ans en majorité! Et ces gens ne font pas tous du vélo, ou ne bénéficient pas de bus,surtout les suburbains de la C.A.B!...
G. Wolff, socialiste obligé de se déplacer en voiture non électrique (utopie des verts qui coûte bien chère- voir l'auto-Ségo du Poitou dont le constructeur allemand se retire afin de ne pas couler les plombs!