Nouvelle dynamique pour le logement social bergeracois

Publié le par Fabien Ruet

Nouvelle dynamique pour le logement social bergeracois

Depuis fin novembre 2013, la Communauté d’Agglomération Bergeracoise est devenue un instrument au service de la construction des logements sociaux. Nous souhaitions que chacun, à l’échelle du territoire communautaire, puisse avoir accès au logement. Si nous ne pouvions que constater un certain désengagement de l’Etat dans le financement du logement social, il nous fallait assumer nos responsabilités. Permettre à l’agglomération de trouver sa place au sein des financeurs potentiels du logement social ne devait pas nous conduire à renoncer pour autant à un certain nombre d’exigences : en matière de développement durable, de mixité sociale et de dynamiques de territoires adaptées aux projets de vie des habitants. Nous souhaitions mettre notre politique du logement en lien avec une politique d’urbanisme d’ensemble, plus structurante pour le territoire.

Ce fut aussi l’occasion de mobiliser les élus communautaires de la commission Urbanisme et Logement pour formuler les propositions nécessaires à la mise en place du premier Fonds de Concours pour la construction et la réhabilitation de logements sociaux. Le 29 novembre dernier, le Conseil communautaire adoptait à l’unanimité le cahier des charges de ce premier Fonds permettant de financer tout nouveau projet, à hauteur de 3.000 euros par logement, à condition de respecter un certain nombre de critères. Fidèles lecteurs du blog, vous ne serez pas surpris de ces principaux critères d’éligibilité qui reprennent des thèmes récurrents de nos précédents échanges.

 

Répondre aux besoins de Bergerac et de Prigonrieux. Deux communes sont concernées par la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain (SRU), au sein du territoire de la nouvelle Communauté d'Agglomération. Elles sont soumises à l'obligation des 20 % de logements sociaux, au sein du parc locatif global prévus par l’article 55 de cette loi. Bergerac et Prigonrieux doivent dont pouvoir être prioritaires afin de pouvoir satisfaire à cette juste obligation de mixité sociale. Depuis six ans, nos deux communes accomplissent de nombreux efforts. Pour autant, notre dispositif de Fonds de concours ne pouvait pas être limité aux deux seules « villes de l’agglomération ».

 

Mieux structurer nos politiques de centre-bourgs. Le logement social, auquel plus de 70 % des habitants de l’agglomération peuvent prétendre, ne concerne pas exclusivement Bergerac et Prigonrieux. Dans l’attente d’un Plan Local de l’Habitat qui définira les grandes orientations du logement à l’échelle de l’agglomération, considérant les dynamiques de peuplement prévues par le SCOT, nous avons pensé qu’il était également nécessaire de « verticaliser » nos politiques d’aménagement de centre-bourg. Pour ce faire, il était indispensable d'y incorporer la variable logement social. Je m’explique. Jusqu’à présent, la revitalisation des centres des villages tenait pour une large part à des opérations d’aménagement urbain. Cette politique d’amélioration du cadre de vie et des patrimoines locaux porte ses fruits mais elle ne permet pas de s’occuper du bâti. Il convenait donc d’adjoindre à ces politiques traditionnelles d’aménagement « à l’horizontal », une logique plus verticale pour prendre en considération le bâti. De lointains souvenirs scolaires me conduiraient à parler d’une approche plus holistique de l’urbanisme, c’est-à-dire une approche plus globale où le logement est indissociable du contexte urbain plus général au sein duquel il est intégré.

 

Contre la désertification rurale. Dans cette perspective d'aménagement de coeur de village, la question de la désertification rurale devait également conduire à traiter du problème des bâtis à l’abandon. Par la réhabilitation de logements anciens et abandonnés, le logement social offre une nouvelle dynamique à la revitalisation des centre-bourgs. Des personnes soucieuses de se rapprocher des services et des commerces de proximité y trouvent alors un cadre de vie particulièrement adapté à leurs projets personnels. En accompagnement financièrement les projets de réhabilitation de ces logements anciens en logements sociaux, la Communauté d’Agglomération permet à ses communes d’entrer de plein pied dans l’ère du logement durable : densification de l’habitat et regroupement au sein des centre-bourgs, limitation des déplacements et l'endiguement de l’étalement pavillonnaire.

 

Vous le voyez bien, comme j’ai souvent l’occasion de le dire, le logement social est une idée neuve pour un monde plus durable. Nous aurons l’occasion d’en reparler dès lors que nous évoquerons les critères de performance énergétique que nous avons également retenus.

 

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WOLFF 15/01/2014 11:18

Il me parait assez difficile, en milieu rural que je connais bien, de faire du logement social dans de vieilles maisons, souvent "délabrées", en indivision ou suréstimèes à la vente... De plus de nombreux jeunes primo accédants à la maison individuelle préfèrent acheter un terrain pas cher et faire édifier un maison rapidement construite dans laquelle ils font eux- mêmes les travaux de finitions (à la campagne l'entraide n'est pas un vain mot!).
Ils font ainisi car ils ont des prêts plus avantageux... Dans la mesure où le maire de la commune, souvent content de "récuperer" quelques habitants de plus, n'a pas peur de l'horrible mitage, il laisse faire...On a ainsi des villages avec des ruines au centre et de vastes étendues peuplées des mêmes demeures! Les rares agriculteurs ayant de vieux bâtiments y font souvent des gites ruraux, afin de complémenter leurs revenus.
Il sera donc bien difficile d'y faire du logement social énegétiquement performant.
Gérard WOLFF.

WOLFF 15/01/2014 11:18

Il me parait assez difficile, en milieu rural que je connais bien, de faire du logement social dans de vieilles maisons, souvent "délabrées", en indivision ou suréstimèes à la vente... De plus de nombreux jeunes primo accédants à la maison individuelle préfèrent acheter un terrain pas cher et faire édifier un maison rapidement construite dans laquelle ils font eux- mêmes les travaux de finitions (à la campagne l'entraide n'est pas un vain mot!).
Ils font ainisi car ils ont des prêts plus avantageux... Dans la mesure où le maire de la commune, souvent content de "récuperer" quelques habitants de plus, n'a pas peur de l'horrible mitage, il laisse faire...On a ainsi des villages avec des ruines au centre et de vastes étendues peuplées des mêmes demeures! Les rares agriculteurs ayant de vieux bâtiments y font souvent des gites ruraux, afin de complémenter leurs revenus.
Il sera donc bien difficile d'y faire du logement social énegétiquement performant.
Gérard WOLFF.