Courage, fuyons... avec l'opposition municipale

Publié le par Fabien Ruet

Courage, fuyons... avec l'opposition municipale

Lors de notre dernière chronique consacrée à notre croyance en la démocratie locale, nous laissions l’opposition municipale pratiquer la politique de la chaise vide, sans plus de commentaires. Ce faisant, il n’est pas inutile de revenir plus en détail sur nos réactions à cette attitude non appropriée. En proposant de voter le budget en fin d’année dernière, notre majorité municipale témoignait d’un acte de confiance dans la démocratie locale. En laissant à chacun une marge financière pour pouvoir y intégrer ses projets nouveaux d’investissements, une fois les élections municipales passées, chacun disposait de tous les arguments pour affronter les électeurs avec réalisme et ambition. Il est consternant d’assister à un véritable déni de démocratie. En refusant de participer à cet exercice, en décembre dernier, l’opposition municipale a montré un bien triste visage qui appelle à la fois mécontentement mais, peut-être, aussi compassion. 

 

Le déni de démocratie de l’opposition. Le rôle de l’opposition mérite le respect. Elle est primordiale au sein de toute assemblée délibérative. Sa simple présence contribue à faire vivre la démocratie. Sa participation aux débats est aussi bien indispensable qu’obligatoire parce que la démocratie reste notre bien le plus précieux, l’ultime foyer de l’espoir pour celles et ceux qui n’ont rien. Elle est toujours l’expression de la différence légitime.

 

En décidant, délibérément, de boycotter la dernière séance du conseil municipal, qui plus est consacrée au vote du budget, l’opposition fidèle à l’ancien maire a fait preuve de mépris envers les électeurs. Le sens de l’engagement impose de respecter tous les électeurs. C’est indispensable pour l’équipe municipale en place qui est élue pour représenter l’ensemble des bergeracois. C’est encore plus vrai pour l’opposition qui doit se préoccuper de représenter la sensibilité et les positions de près 48 % des électeurs qui ne nous ont pas apporté leurs suffrages.

 

Etre conseiller municipal d’opposition impose sans doute plus de devoirs et implique plus de charges de travail personnel pour remplir convenablement ses missions. Porter la contradiction, échanger, débattre… ces efforts suscitent le respect. C’est à ce prix que nous nous enrichissons mutuellement de nos échanges.

La démocratie commence avec le respect de ses électeurs. C’est assumer ses propres responsabilités et ne pas réagir par foucade en choisissant, dès mars 2008, de démissionner du Conseil municipal plutôt que de défendre son bilan. Si on souhaite continuer son combat politique, ce n’est pas davantage, au soir d’une défaite législative, d’annoncer son retrait de la vie politique au motif que les électeurs ne vous méritent pas. Ce n’est pas s’ériger en donneur de leçons quand on refuse justement d’assumer ses propres responsabilités et qu’on évite de se confronter aux réalisations de l’actuelle majorité municipale.

 

Faire vivre la démocratie, c’est aussi parfois avoir le courage d’affronter la réalité du bilan de notre équipe municipale : une des villes les plus sûres de France, des politiques publiques validées par l’attribution de nombreux labels, … Alors oui, en assistant au boycott de la séance du conseil par l’opposition fidèle à l’ancien maire, nous avons été nombreux à exprimer notre mécontentement ; une consternation sans doute patinée de compassion. Comme je l’indiquais en séance, je plains sincèrement mes collègues d’une certaine opposition. Il ne doit vraiment pas être facile de vivre dans la peur d’un homme qui dicte à chacun les postures qu’ils doivent tenir à chaque intervention publique. Il ne doit pas être facile de siéger en Conseil où suivant le rituel du cérémonial chinois, dans le public, telle l’impératrice douairière derrière son rideau, le directeur des consciences dicte à chacun son intervention.

 

Heureusement pour les Bergeracois, une majorité municipale soudée continue autour de son maire à travailler pour construire ensemble l’avenir de notre ville, pour améliorer le cadre de vie quotidien de chacun. Le budget voté en témoigne.

 

A SUIVRE …

Publié dans Engagements et humeurs

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WOLFF 07/01/2014 18:00

Et oui, messieurs les (faciles) censeurs de la politique de l'actuelle municipalité, la pratique de la chaise vide ne sert à rien et se trouve être, à mon sens, un outrage fait à vos- élécteurs!... "Qui va à la chasse, perd sa place" est un dicton approprié en cette circonstance... Si vous attendez, que ces chaises deviennent musicales (c'est un jeu amusant), messieurs les candidats de droite ou du centre, ne vous etonnez pas d'y être chassés par des élus courageux qui ont fait beaucoup plus en 6 ans pour la cité que d'autres en 16 ans!... Il suffira que l'équipe de Rousseau/ Brettes/ Ruet change quelques roues cevées ou fatiguées voire peu compétentes (je ne cite personne!) pour s'assurer de la victoire aux prochaines municipales.
G. Wolff.

bournet monique 16/01/2014 17:42

je trouve que les chaises vides on une sinification il suffit de la tourner comme on veut et penser comme on veut

jc 07/01/2014 06:38

j'attends vivement le reamenagement de la place du foirail et de cette partie basse de Bergerac qui est tres tres laide ...

jc 07/01/2014 06:37

De toute façon pour un rpersonne comme moi qui vit loin de Bergera et qui vient par intervalle, il n y a pas phto ce dernier mandat est celui qui a le plus transforme Bergerac alors que les 2 mandats du maire précédent furent maigre....je me souviens que les nids de poules voir d'oie ont disparus avec la majorite actuelle de meme que la qualite des travaux dans le centre historique qui n'ont rien a voir avec le cailloux lavé de tres mauvaise quakite de la majorite precedente.Et puis l epicerie sociale et l intercommunalite et l avancement des travaux des nouvelles galeries! donc bravos et encouragements! j'