Et puis vint le Pôle Intermodal de la Gare de Bergerac 1/2

Publié le par Fabien Ruet

La gare avant les travaux, un lointain souvenir.

La gare avant les travaux, un lointain souvenir.

 

 

Nous poursuivons notre rétrospective des réalisations municipales du mandat municipal écoulé. A tout seigneur, tout honneur, aujourd'hui je vous propose de revenir sur le premier chantier du mandat : celui de la requalification des abords de la gare de Bergerac. Je me souviens des réactions médusées, dans un premier temps, de la toute nouvelle opposition municipale qui se trouvait désarçonnée par l'ambition de configurer la gare de Bergerac en pôle intermodal de transports. Et puis très vite, devant l'évidence de la réalisation et son succès, elle ne tarda pas à adopter une posture qui allait se généraliser dès lors que la nouvelle municipalité faisait aboutir des projets : « mais c'est normal, c'est nous qui l'avions pensé ». La nouvelle municipalité de Bergerac a donc placé l'intermodalité au cœur du projet de réaménagement des extérieurs de la gare, en l'adaptant à une ville de 30.000 habitants où le train est un lien avec la capitale régionale Bordeaux et avec Paris via les connexions possibles avec le TGV aujourd'hui et la LGV demain. Ce pari d'aménagement a engendré des répercussions qui ont largement dépassé le cadre d'une simple opération de travaux, pour constituer une opération d'urbanisme durable. L'aménagement du pôle intermodal de transports de Bergerac était la première contribution au développement d'une culture des déplacements doux, à une dynamisation du commerce de proximité et d'un quartier, à la stratégie de reconversion touristique de l'économie Bergeracoise.

 

Des travaux menés dans une logique intermodale

 

Les travaux d'aménagement de la gare de Bergerac sont entrés dans le cadre d'une convention quinquennale de modernisation des gares et points d'arrêts des TER Aquitaine signée entre la Région Aquitaine (financement à hauteur de 50%), l'État (financement à hauteur de 25%) et la Ville de Bergerac (financement à hauteur de 25%). Le Conseil Général de la Dordogne avait permis le financement des abris-bus et des abris à vélos.

 

La Ville de Bergerac avait choisi de privilégier la logique de l'intermodalité, pour structurer ce nouvel aménagement. L'objectif final consistait à ce que les voyageurs qui sortent de la Gare aient une visibilité globale sur tous les moyens de transport qui leur sont proposés pour se rendre en centre-ville ou dans une autre localité.

 

L'accent a été mis sur les « transports doux » grâce à la mise en sécurité des accès piétons et la création de pistes cyclables. Plus de 50 % des espaces sont réservés aux seul piétons, autour d'un vaste parvis au débouché immédiat de la gare. Le voyageur d'un seul regard distingue alors la gare de taxis, les arrêts de bus (transports urbains et transports en communs départementaux), les garages à vélos et pistes cyclables, la zone d'arrêt minute.

 

Dans un souci d'une plus grande sécurité routière, vis à vis des piétons et cyclistes, des plateaux surélevés ont été créés à hauteur des deux accès à la gare afin de ralentir la vitesse de circulation des véhicules. De même, la mise en lumière de la gare a été réfléchie dans une logique conjointe de développement durable et de sécurité routière avec des solutions peu gourmandes en énergies (led) qui limitent les pollutions lumineuses.

 

L'intermodalité au service de la dynamisation du commerce et d'un quartier.

 

Les commerçants du quartier de la gare ont été associés dès le stade de l'élaboration de l'avant projet. L'objectif municipal était de concilier développement de l'intermodalité et attractivité commerciale du quartier. L'objectif était de faire reculer le dogme du tout voiture et de la place de stationnement à l'entrée du commerce. Il était possible de profiter de la rationalisation du stationnement sur la cour des voyageurs afin d'en permettre un usage partagé.

 

Dans cette perspective le choix a été fait et partagé de créer une vaste zone piétonne permettant l'élargissement des trottoirs et l'aménagement de terrasses pour les restaurants et les cafés, contribuant à changer radicalement l'image du quartier. Contrairement à ce que les riverains du quartier craignaient à l’issue des travaux, le stationnement « dépose-minute » devant la gare n’est pas réservé aux seuls usagers du train. Il s’agit d’un stationnement limité à 15 minutes (arrêt minute - zone bleue) sur lequel n’importe qui peut se garer pour une course rapide.

Et puis vint le Pôle Intermodal de la Gare de Bergerac 1/2
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WOLFF 28/11/2013 19:09

Certes, l'ancienne majorité a toujours de bonnes idées, surtout quand elle n'est plus... aux affaires!...
Il va de soit que la logique des bergeracois va dans le sens de l'intermodalité... Mais pour ceux qui veulent se rendre facilement à Paris il vaut mieux aller jusqu'à Libourne où on se gare sans problème... Et y prendre son TGV... Quand à moi qui suis très souvent à Bordeaux pour me soigner, c'est encore l'autoroute qui me mène dans un CHU du centre ville...
G. Wolff.