Le chantier de Notre Dame se poursuit

Publié le par Fabien Ruet

Le chantier de Notre Dame se poursuit

 

Paul ABADIE avait mis près de 9 ans pour superviser les travaux de construction de l'église Notre Dame, à Bergerac, entre 1856 et 1865. Il nous faudra sans doute le même délai pour arriver au terme du chantier de restauration entrepris en 2009. La restauration spectaculaire de la flèche est encore dans tous les esprits. L'échafaudage réalisé pour l'occasion fut le totem emblématique du plus vaste chantier de restauration patrimoniale d'un monument historique dans notre ville. Depuis, les travaux n'ont jamais été stoppés si bien que certains bergeracois finiraient par croire que le plus dur a été réalisé. Il n'en est rien. Encore aujourd'hui, nous continuons à mener des opérations qui sont encore largement dictées par l'état d'urgence de l'édifice. A l'occasion d'une visite de chantier, en compagnie du Maire de Bergerac, il nous semblait nécessaire d'attirer l'attention sur la poursuite de la restauration de l'Eglise.

 

Les familiers du marché de Bergerac auront sans doute remarqué que de nouveaux échafaudages ont été installés au niveau de la rue des Faures et de la rue Sainte Catherine. Il s'agit de procéder aux restaurations des maçonneries, des couvertures du chevet et des chapelles rayonnantes. Trois ans de travaux seront nécessaires pour venir à terme de cette nouvelle phase de chantier qui concerner exclusivement l'arrière de l'Eglise. Les catalpas trouvent parfois de curieux terrains d'implantation. Un d'entre eux avait choisi de s'installer à l'angle de la chapelle Ouest. En poussant, l'arbre aventurier avait durablement déstabilisé un des chéneaux si bien que tout le système d'évacuation des eaux était devenu défaillant. Plus les racines pénétraient dans les murs et plus les maçonneries donnaient de dangereux signes de faiblesse. C'était toute la stabilité de la chapelle qui était menacée. Il y avait des entrées d'eau importantes à l'intérieur, les charpentes étaient dans un état catastrophique. D'après les spécialistes du chantier, « des sels se concentraient dans les maçonneries et les pierres devenaient pulvérulentes. » Une simple visite à l'intérieur de l'église Notre Dame, au niveau du monument aux morts et de la chapelle dédiée à la Vierge, permet de se rendre compte des dégâts causés par les ruissellements des eaux.

 

Au niveau de la nef, la situation est toute aussi préoccupante. Si les couvertures en ardoise y sont moins endommagées, de nombreuses entrées d'eau ont provoqué des dégradations importantes sur les bois de charpente. Les travaux engagés permettent actuellement de reprendre complètement les couvertures en ardoises. Les bois de charpente les plus abîmés ont été renouvelés, toutes les pierres sont nettoyées, rejointoyées et remplacées selon les besoins. Notre visite de chantier nous a permis d'admirer les travaux des différents artisans et compagnons qui s'activent sur l'Eglise. Toutes les couvertures des parties inférieures ont été réalisées avec des ardoises minces. Elles sont posées avec des crochets en acier galvanisé. Je ne doute pas que nous aurons d'autres occasions pour évoquer les suites de ce passionnant chantier. 

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WOLFF 21/10/2013 11:22

C'est bien d'un chantier phénoménal dont il s'agit pour ND à Bergerac...Ah, si elle fut du XIV ou du XV° siècle il y a bien longtemps que les Monuments historiques s'en seraient occupé.... Mais à Bergerac on fait avec ce que l'on a en matière d'édifices cultuels ( ND, et le Temple...) J'éspère que la 2° religion pratiquée dans notre cité, le religion musulmane aura elle aussi un bel édifice à offrir à ses fidèles. Je tiens à dire ici que ce n'est pas de la provocation que je m'amuse à faire mais par strict désir d'égalité. J'ai vécu longtemps ( plus de 15 ans) dans des pays magrhébins pour faire le différence entre Musulman et Intégriste.
En attendant, bonne poursuite des travaux. Au fait, le catalpa a bien été introduit ici par un Monsieur Desmartis!...,